Autres Sports Les News — 11 juillet 2013

Parce que chaque grand événement sportif véhicule son lot d’histoires, son Hall of Fame de champions, parce que la nostalgie fait partie de nos émotions, j’ai décidé, à l’heure de l’été, de mettre en avant quelques articles d’un site partenaire, Sport Legends. Tenus par de jeunes passionnés, apprentis journalistes ou non, ce site revient sur les grands moments de l’histoire de différentes disciplines.

Aujourd’hui, 100e Tour de France oblige, revenons sur l’histoire d’une figure emblématique du cyclisme des années 1970 et éternel rival d’Eddy Merckx sur le Tour de France : Luis Ocana dont la carrière fut couronnée de succès, bien que trop souvent frappée par la malchance.

Professionnel de 1968 à 1977, Luis Ocana fut l’un des meilleurs coureurs par étapes de sa génération. A son palmarès, le Critérium du Dauphiné Libéré, qu’il remporta à trois reprises, ainsi que deux Grands Tours, à savoir le Tour d’Espagne (1970) et le Tour de France (1973), au cours duquel il acquit une grande popularité auprès du grand public.

Pourtant, les relations entre Ocana et le Tour de France ont souvent été de l’ordre du « je t’aime moi non plus », avant que le Montois d’adoption (Natif de Priego, en Espagne, la famille de Luis Ocana immigra en France lorsqu’il avait douze ans dans la ville de Mont-de-Marsan) ne conjure le sort en s’imposant d’une main de maître et sans réelle concurrence lors de l’édition 1973.

Mais Dieu sait que le chemin qui mena Ocana vers la gloire dans le Tour fut laborieuse et ô combien semé d’embûches. A tel point qu’on qualifia l’Espagnol de « martyr », tant ses premiers Tours furent synonymes de souffrance et de malchance. Car s’il parvint à gagner le Tour, ce ne fut qu’au terme de sa cinquième participation et après quatre échecs cuisants où chutes (1969, 1971), crise d’hémorroïdes (1970) et autres problèmes pulmonaires (1972) sont venus contrarier ses plans.

Un cannibale pour rival

Mais si Luis Ocana reste aujourd’hui un mythe dans le cyclisme, sa rivalité avec le Belge Eddy Merckx n’y est sans doute pas étrangère, tant les deux hommes offrirent nombre de bras de fer de grande ampleur, lors des étapes de montagne du Tour.

Issus de la même génération (nés en 1945), le chemin des deux hommes sur le Tour de France se croisa lors de l’édition 1969, synonyme de succès pour l’un, Merckx, le vainqueur final, et de malchance pour l’autre, Ocana, contraint à l’abandon dans la huitième étape, deux jours après une lourde chute.

Moins fort physiquement que le Belge à cette époque et surtout moins complet, Ocana combla sans retard par la suite, déterminé par une volonté de battre « l’imbattable » Merckx, vainqueur de la Grande Boucle lors de sa première participation, en reléguant son dauphin Roger Pingeon à plus d’un quart d’heure et en enlevant pas moins de six étapes !

Loin d’être résigné, le Castillan d’origine restait sans cesse persuadé qu’il pouvait battre Eddy Merckx, à tel point que sa rivalité avec le Belge franchit les barrières de sa vie privée. Ne manquant jamais d’humour, il était allé jusqu’à appeler son chien « Merckx » et s’amusait à lui dire, à en croire sa femme Josiane, « Merckx, je suis ton maître et je le resterai ».

Dans un premier temps cordiale, la rivalité entre les deux hommes devint tendue à mesure que le duel s’avérait de plus en plus âpre sur le Tour. Par presse interposée, les deux hommes multiplièrent les déclarations « coup-de-poing », à commencer par l’Espagnol, jamais la langue dans sa poche. Leur relation redevint ensuite plus paisible à l’aube de leur fin de carrière, peut-être parce qu’il n’existait plus de réelle rivalité entre eux deux.

1971, naissance d’un mythe

La onzième étape du Tour de France 1971 menant à Orcières-Merlette fut sans doute l’une des plus belles que la Grande Boucle n’ait jamais connue. D’abord parce qu’elle offrit un spectacle grandiose. Et puis parce qu’elle propulsa Luis Ocana, vainqueur de l’étape, au rang de légende.

 la suite de l’article sur le site partenaire Sports Legends

 

Share

About Author

Vincent Rousselet-Blanc

(0) Readers Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>