Entretiens EPL Les News Rugby — 01 juin 2013

Samedi 1 juin 2013, à partir de 20h45, se déroulera la finale du Top 14 entre le RC Toulonnais et Castres, au Stade de France. Diffusée sur Canal+, cette finale le sera également par France Télévisions (France 2). L’occasion de retrouver un habitué des commentaires du service public, Raphaël Ibanez, très utilisé en H Cup et pour le Tournoi des 6 Nations. Et l’occasion pour nous, dans notre série sur « le métier de consultant », de lui demander comment vit-il cette fonction ?

Raphaël, pouvez-vous nous rappeler votre riche parcours de consultant

Au niveau média, ma première  opportunité a été d’intervenir auprès de la BBC à l’issue de la Coupe du Monde 2007, qui fut ma dernière en tant que joueur. J’étais aussi sur le tournoi des 6 nations. Cette expérience anglaise a été très formatrice. Se retrouver en direct, devant des millions de téléspectateurs, en anglais de surcroit…Ensuite, Canal +, pendant une saison, avant de rejoindre France Télévisions où, depuis 3 ans à peu près, je commente la H Cup et j’interviens comme consultant pour le tournoi des 6 nations et Stade 2 bien sur.

Y a-t-il des positionnements éditoriaux différents entre ces diffuseurs, lesquels ?

C’est une question qui mériterait une longue discussion…je dirais juste qu’en tant que consultant il s’agit surtout de trouver le mot juste et que mon souci premier est que les téléspectateurs prennent du plaisir, arrivent à se passionner pour le rugby. Quel que soit le média, c’est l’essence même du commentaire.

Cette envie de faire aimer le rugby, est-ce ce qui vous anime le plus ?

C’est vrai que dans ma façon d’aborder le rugby, en tant que consultant, il y a deux axes. D’abord faire partager mon expérience à travers l’analyse technique et, dans un deuxième temps, faire partager la passion et les émotions que le rugby peut véhiculer. Car c’est un sport très spectaculaire et très fort à l’image. Le consultant se doit de laisser passer les émotions pour que le téléspectateur puisse vibrer à son tour.

Vous qui avez donc officié sur la BBC et chez les deux diffuseurs majeurs du rugby, pensez-vous  qu’il y a un traitement anglo-saxon et un traitement français du rugby ? Je pense notamment au rôle dévolu aux statistiques

C’est vrai que les anglais sont tout le temps à la recherche d’éléments statistiques, mais ce ne sont que des supports à mon avis. Ils ont aussi un souci du tempo, du timing…une vraie qualité. C’est en ça que ma formation à la BBC fut, de mon point de vue, très enrichissante. La rigueur aussi. Mais un peu de spontanéité c’est bien aussi. Dans la diffusion d’un match, pouvoir mélanger les deux, c’est idéal.

Est-ce qu’il y a des consultants que vous  admirez ou tout du moins dont vous vous  inspirez ?

J’écoute beaucoup, je regarde beaucoup mais des modèles…je ne sais pas. Oh juste comme un petit clin d’œil, Pierre Albaladejo, qui a été le premier à transmettre sa passion du rugby au plus grand nombre.

D’autant qu’il est dacquois comme vous…

(rires) oui c’est pour ça que j’en parle

Vous avez été un temps castrais aussi…Et samedi soir, il y a Castres-Toulon, quel sera votre rôle lors de la finale ?

Il s’agira d’interventions ponctuelles. Il faudra être bon dans un temps court car je vais intervenir avec les autres consultants de la Team France 2 à la mi-temps. Fabien Galthié sera au commentaire. D’ailleurs avec lui cela se passe très bien. On a eu quelques interventions communes durant l’année et cela fonctionne bien je trouve. On est, il est vrai, très complice. On essaie de recréer naturellement la relation et la complicité que l’on avait sur le terrain

Le fameux axe 2-8-9-10-15…

Exactement !

Donc on vous entendra toujours l’année prochaine ?

Ah oui. Toujours très motivé pour essayer de transmettre mes émotions liées au rugby.

Et la radio cela vous tente ?

J’ai été approché il y a quelques temps…par une radio…mais j’ai des contrats à honorer et pas qu’en tant que consultant à France Télévisions. Je suis aussi manager à l’UBB (Union Bègles-Bordeaux, club de rugby du Top 14, NDRL). J’essaie d’être bon dans les domaines où l’on me demande d’intervenir, il s’agit de ne pas trop se disperser. Et cet équilibre, consultant-manager, me va parfaitement. Vivre la compétition en tant que manager est aussi une source d’émotions et c’est ce que je recherche.

Et Dieu sait qu’il y en a eu des sensations cette année avec l’UBB

(rires) Ah ça ! On en a vécu de belles….J’espère d’ailleurs que Fabien (Galthié) vous a répondu pour l’interview, et qu’il ne s’est pas défilé comme un demi de mêlée qu’il est. Les avants c’est fiable, vous voyez pas comme… Et vous pouvez le noter dans l’entretien.

NDLR : A ce jour Fabien n’a pas répondu à notre demande…Partie remise assurément

Propos recueillis par Romain Allaire en exclusivité pour En pleine Lucarne

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Vincent Rousselet-Blanc

(2) Readers Comments

  1. Pingback: Finale Top 14 : « le point d’orgue de l’année » pour France 2 | En Pleine Lucarne

  2. J’ai vu grandir Raphael et je peux vous assurer que c’est un monsieur extra.

    Et pourtant ce n’est pas le consultant que je préfere.

    Par contre j’adore son beauf,Richard Dourthe.

    Mais ce sont deux bonhommes fabuleux.

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