Vous vous en souvenez, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a adopté, le 15 janvier 2013, une délibération relative aux conditions de diffusion de brefs extraits de compétitions sportives. Délibération qui n’avait pas plu à tout le monde, à commencer par certaines grosses fédérations liguées pour manifester leur mécontentement par l’intermédiaire de leur représentant, Gilbert Ysern, en exclusivité sur EnPleine Lucarne. Cette interview avait d’ailleurs eu le don de faire réagir le patron de l’Equipe 21, François Morinière, sur le site de sa marque. Après avoir réuni les chaînes de télévision pour établir un premier bilan de sa mise en œuvre, le CSA « a décidé, lors de sa réunion plénière du 29 mai 2013, d’ouvrir une concertation sur le suivi des règles encadrant la diffusion des brefs extraits en fonction des pratiques constatées. »

Dans un communiqué, le CSA dit souhaiter « recueillir les observations de l’ensemble des parties prenantes, diffuseurs et organisateurs de compétitions, notamment sur la durée et le contenu des brefs extraits, la périodicité de leur diffusion, la définition du type d’émission pouvant donner lieu à cette diffusion et le renforcement de la diversité des disciplines exposées. »

Au terme de cette concertation, la délibération fera l’objet d’un nouvel examen du Conseil, dans les prochains mois. Pas sûr que l’on trouve un consensus.

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Vincent Rousselet-Blanc

(11) Readers Comments

  1. Bixente30/05/2013 AT 20 H 44 MIN
    « Le problème est le pognon. Le Top14 est sur Canal+ depuis des siècles… »

    Non, si je prenais l’exemple de la Pro A, c’était pour justement le rapprocher du Top 14. Il y a 20 ans, les championnats de basket et de rugby étaient tous deux diffusées sur FTV. Puis quand la LNB a vendu ses droits à TPS, la LNR a été chez Canal. Surtout la LNR a simplifié son championnat (avant tu avais 2 poules de 10, à confirmer), a amélioré sa lisibilité (suppression du challenge Yves-du-Manoir), a créé des événements (merci Guazzini)…

    Tout ça pour dire que le travail entraîne « le pognon », pas l’inverse !

    • Sauf que cela passe par des droits TV solides. Sinon le travail ne paiera pas.

      Le rugby a fait venir quelques stars, et en premier lieu de gros mécènes ont investi. D’ailleurs le Stade Français n’y a pas résisté. On verra lors du prochain appel d’offre sur les droits TV du Top 14, si BeIn Sport en fait un enjeu ou pas.

      Pour la Pro A, il manque un modèle économique. Et d’abord de belles salles pour les spectateurs.Globalement, il faut oublier ce qui a fonctionné dans les années 90. Et donc le travail passe d’abord par rendre attrayante cette PRO A. Les droits TV suivront. D’autant que Levallois devrait (re)passer avec la marque PSG. Cela devrait relancer les droits TV.

  2. Décidément les détenteurs de droit n’ont rien compris ! Plus il y aurait d’images de leurs compétitions diffusées, plus elles vaudront chères ! Et non l’inverse !

    Prenons 2 exemples : la NBA et la Pro A
    La NBA permet à quasiment toutes les chaines qui le souhaitent de diffuser de courts résumés de leurs matchs. Ils ont même jusqu’à réaliser des highlights qui seront repris dans le monde entier ou à les mettre à disposition sur leur site. Pourtant leurs droits n’ont cessé d’augmenter depuis 30 ans.

    Côté Pro A de basket, le droit à l’image est tellement bien respecté qu’on n’y voit plus aucune image. Au fait, qui est en finale cette année (Strasbourg vs Nanterre NDLR) ? Résultat, les droits et donc le budget des clubs n’ont cessé de baisser depuis 20 ans. Génial !

    En sport, l’intérêt réside dans l’exclusivité ET le direct. L’une sans l’autre ne sert à rien. Donc, les résumés proposés à la fin des matchs ne mettent pas en danger les chaînes achetant ces droits. Au contraire, plus on voit d’images d’une compétition, plus on a envie de la regarder en direct.

    On verra sans 4 ans si la F1 en France vaudra aussi cher qu’aujourd’hui.

    • C’est bien l’enjeu : est-ce aux chaines de se servir ou aux détenteurs de droits de fournir ?

      Ceci dit la PRO A n’a jamais fait recette. Et ce n’est pas qu’un problème d’exposition tv .

      • Tu rigoles j’espère ?
        Dans les années 90, tu avais 1 à 2 rencontres diffusées chaque semaine par Antenne 2 ou FR3. La finale de Limoges en 93 a fait l’objet d’une grosse bataille pour finalement être diffusé sur la 2. Chaque finale était retransmise en direct… Le basket était le 2ème ou 3ème sport français derrière le football et peut-être le patinage mais devant le judo, le rugby, le hand, la natation, le tennis etc.

        Or actuellement qu’avons-nous ? Tout a changé quand la ligue a vendu la compétition (très chère) à TPS en 99 si je ne me trompe pas.

        • C’est vrai, c’était il y a 20 ans…. Antenne 2 ou France 3, c’est fini ;)

          A l’époque la basket français ne jouait pas en troisième division. Maintenant si.

          Le problème est :

          - Les supporters ne veulent pas payer (de toute façon, ils sont pas assez nombreux) ,
          - Les villes ne veulent pas payer,
          - Les télévisions gratuites ne veulent pas payer,
          - les sponsors ne veulent pas payer

          Il reste quoi ?

          • Il reste quoi ?
            Tu sais, il existe quelques recettes simples pour favoriser l’exposition de son sport. Surtout depuis l’avènement d’Internet. Bon je ne vais exposer toutes mes idées et leur mise en oeuvre mais la première serait de favoriser l’exposition de sa compétition. Proposer des images partout et à tous, créer des événements pendant les périodes creuses (pourquoi personne ne profite des mois de la trêve de Nöel et des mois de juin et/ou de juillet souvent pauvre en foot et en grandes compétitions ?)

            Pour d’autres pistes, lire l’interview de Dominguez, analyser le modèle de la NBA ou du Top 14 en France (voire le travail réalisé par Bernat-Salles à la LNB), lire mes commentaires sous l’article lié à la médiatisation du sport féminin…
            En résumé, il faut aller chercher les gens là où ils sont et ne pas croire qu’ils vont tomber du ciel. Bref, ça se travaille !

          • voire le travail réalisé par Bernat-Salles à la LNH* (vous aurez rectifié par vous-même)

          • Le problème est le pognon. Le Top14 est sur Canal+ depuis des siècles et la NBA c’est 930 millions de dollars par an pour ESPN. Ils peuvent donner quelques images gratuites.

            La diffusion gratuite ne résoudra pas la construction de clubs solides de Pro A en France. Parce que le but, c’est quand même d’avoir un attrait sportif. Pour attirer les gens, faut aussi un projet sportif de qualité et pour un sport pro, c’est du pognon.

  3. C’est franchement n’importe quoi !!!
    Je comprend les détenteurs des droits mais honnêtement c’est pas la diffusion d’un résumé de 30 secondes d’un match qui va leurs faire perdre des clients et de l’argent.

  4. Est-ce que la solution ne serait pas la fourniture d’images par les détenteurs de droits ?
    Si un organisateur a vendu des droits tv (généralement assze cher) libre à lui de décider jusqu’ou va l’exclusivité. Cela n’empêche pas l’info, c’est juste l’image. Après cela pose problème aux chaines qui font de l’info, mais qui sont surtout des flux à images.
    Le sujet est complexe et juridiquement interessant . ;)

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