Football L'Actu Média Les News — 05 février 2013

Demain, à l’occasion de France – Allemagne le Stade de France baptisera une tribune, la tribune de presse, du nom du regretté Thierry Roland disparu le 15 juin dernier, pendant l’Euro 2012. Interviewée ce matin sur RTL à 8h30 par Yves Calvi, Françoise Boulain, l’épouse du commentateur de foot qui a bercé l’enfance de nombreux d’entre nous, revient sur cet hommage et sur le personnage qu’était son mari.Rendez-vous aussi demain sur Sport365 pour une « journée spéciale Thierry Roland » pendant laquelle tous les amis viendront témoigner. Extraits de l’entretien RTL.

Comment avez-vous réagi à cet hommage ?

« Avec un grand étonnement. Du plaisir, de l’émotion bien-sûr. Mais un grand étonnement. On ne s’attendait pas à ça et je crois que Thierry ne s’y serait pas attendu non plus. Mais il y aurait été extrêmement sensible. Il avait la larme facile. Je pense qu’il aurait versé une petite larme, une grande même. Mais on n’en revient toujours pas en fait. »

Vous êtes surprise de cet hommage ?

« Oui, franchement. En vivant avec, je ne me rendais pas vraiment compte. Je savais qu’il était aimé, mais à ce point là non. (…) Jean-Pierre Foucault utilisait une formule en disant qu’il était vendu avec le poste. Et on a souvent croisé des gens qui venaient le voir avec une telle émotion, que je n’en revenais pas. J’en suis ravie. »

Il vous parlait foot chez vous ?

« Il essayait. Quand il y a eu notre fils, il a eu un relais plus sympathique, avec une écoute plus ouverte que le mienne. Mais il l’a toujours fait un peu. Il avait toujours des anecdotes qui pouvaient m’amuser. (…) »

De qui avez-vous été la plus jalouse du ballon rond ou de Jean-Michel Larqué ?

« Plutôt du ballon, car de Jean-Michel j’avais pris l’habitude. Il l’appelait sa fiancé du reste. (…) Ils avaient une belle complicité (…) »

Vous êtes une femme de télévision. Avez-vous essayé de la pondéré sur certaines choses qu’il ne pouvait dire ?

« J’ai plus qu’essayé. C’était même une lutte et je m’en veux maintenant. Je pense que j’ai dû l’ennuyer. Mais ma hantise était qu’il sorte une phrase à l’emporte-pièce comme il avait l’art de le faire (…). Il était instinctif, il était enfantin. Il vivait son truc comme un enfant. Il disait « ce n’est pas à 50 ans qu’on va commencer à m’emmerder. » (…). Mais j’ai essayé de temporiser. J’ai un peu réussi car ça aurait peut-être été pire. »

Qu’est-ce qui intéressait Thierry Roland quand il n’était pas à collectionner les numéros de France Football ?

« Les numéros de Courses et élevages, les numéros des Miroirs du sprint, les numéros du rugby… il n’y avait vraiment qu’au badminton où il avait un trou. Il aimait beaucoup voyager. (…) »

C’est désormais Michel Platini qui prend soin de la collection France Football…

« Absolument. C’était un deal entre eux. C’était au premier qui partait. Si c’était Thierry, il lui confiait sa collection France Football. (…) Si c’était Michel, il lui donnait sa très jolie voiture italienne; J’ai quand même demandé si je pouvais avoir la voiture en échange, mais il n’a pas voulu. »

Il a participé durant des années aux Grosses Têtes, mais c’est quelqu’un qui ne l’avait pas…

« Absolument pas. (…) C’était un môme, un instinctif. Il aurait pu profiter de sa situation comme j’ai pu voir d’autre le faire, mais pas lui. »

Il était très sensible à la disparition des gens qu’il aimait …

« C’est vrai. Il était extrêmement sensible, voire timide. (…) Ca n’a rien à voir, mais il pleurait sur les hymnes nationaux. (…) »

 Réécoute complète sur RTL.fr

 

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Vincent Rousselet-Blanc

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