Autres Sports Entretiens EPL Les News — 27 février 2013

A l’occasion du marathon de Jérusalem vendredi, Pierre-Louis Basse animera une émission spéciale, intitulée « Israël et le sport, une si longue histoire », en direct de la capitale israélienne jeudi soir à 22h00, sur Sport365. Elle sera consacrée aux relations qu’entretiennent le sport et Israël dans l’Histoire.
Pierre-Louis Basse, pourquoi avoir décidé d’aller faire une émission en Israël ?

C’est un projet qui a été porté par la chaîne Sport365. L’émission mêle la culture, l’Histoire et le sport. Vendredi, il y a le marathon de Jérusalem. On s’est dit que c’était le moment ou jamais d’aller faire une émission là-bas. On va se servir du marathon pour évoquer la question des relations entre Israël et le sport dans l’Histoire. Le sport avait une place importante dans la société israélienne avant la Deuxième Guerre mondiale. En Europe, la communauté juive ne pouvait plus faire beaucoup de métiers. Elle s’est donc réfugiée dans le sport. Pendant la guerre, le sport a été utilisé par les Nazis. C’était un instrument abominable pour les Juifs. Il y avait du sport dans les camps de concentration. Les Nazis jouaient avec les Juifs. Mercredi à Tel-Aviv, j’aurai d’ailleurs la chance de rencontrer Noah Klieger, un personnage hors norme, rescapé d’Auschwitz. Il a échappé à la mort grâce à la boxe. Cet entretien ouvrira l’émission jeudi.

Comment avez-vous contacté Noah Klieger ?

De façon très simple. Je travaille avec le mémorial de la Shoah à Paris depuis longtemps. Il y a un an, je devais animer une conférence avec Noah Klieger autour du sport dans les camps de concentration. Malheureusement, il n’avait pas pu sortir de Tel-Aviv à cause de problèmes de santé. Quand l’émission s’est mise en place, ce n’était pas compliqué de le contacter. Je me suis renseigné sur son parcours. J’ai lu son livre « La Boxe ou la vie ». Il raconte comment la boxe l’a sauvé lorsqu’il était à Auschwitz. Ce qui est fou, c’est qu’il est encore journaliste à 88 ans. C’est important d’avoir des témoignages pour l’Histoire.

« La pression est plus forte »


Pouvez-vous nous dire un mot à propos des autres invités de l’émission ?

En plus de Noah Klieger, j’aurai l’occasion de m’entretenir avec le président du mémorial de la Shoah à Paris. Le mémorial a récemment consacré une grande partie de son exposition au sport dans les camps de la mort. Il y aura aussi Denis Brogniart (ndlr : journaliste et présentateur sur TF1), qui participe au marathon de Jérusalem vendredi. Nous mêlerons l’actualité sportive et l’Histoire avec le maire de Jérusalem, un ancien marathonien.

Organiser ce style d’émission demande-t-il plus de travail que d’habitude ?

Avec le voyage, forcément, cela demande plus de travail. La pression est plus forte aussi car on a envie de faire une belle émission. C’est un stress particulier. On a la chance de pouvoir rencontrer des témoins historiques d’une période particulière. Et puis, c’est la première fois pour moi que je présenterai une émission de deux heures, en direct, à Jérusalem.

Aurez-vous l’occasion de visiter Jérusalem ?

Je suis allé plusieurs fois à Jérusalem.  Je vais revoir des lieux comme le mémorial consacré à la Shoah et aux enfants disparus. Je vais aller à Bethléem aussi. Il faut profiter de ces quelques jours pour se régaler.  A Jérusalem, on est au cœur de l’Histoire religieuse, politique et économique. Cette émission n’aurait pas été possible sans l’aide de la chaîne.
propos recueillis par Anne-Claire Gourin pour En Pleine Lucarne

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Vincent Rousselet-Blanc

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