L'Actu Média Les News — 07 septembre 2012

L’arrivée de beIN Sport parmi les diffuseurs du championnat de France de football ne fait pas le bonheur de tout le monde. Ainsi, un « Collectif des Techniciens Intermittents de l’Audiovisuel» s’est formé pour attirer l’attention sur les craintes des techniciens français qui réalisaient la Ligue 1 et ont peur aujourd’hui de voir leurs emplois disparaitre au profit de techniciens venus de l’étranger.

À son arrivée dans le paysage audiovisuel français, le groupe beIN Sport a en effet lancé un appel d’offre pour la production de huit rencontres de Ligue 1, et autant de L2, lors de chaque journée (Eurosport en a fait de même pour son match de Ligue 2, ndlr). Pour la première fois, et c’est là où ça coince, cet appel d’offre n’était pas réservé aux entreprises françaises mais à l’Europe. L’objectif étant de trouver des moyens d’économiser de l’argent pour rendre possibles les engagements du groupe, notamment en terme de prix de l’abonnement (11 euros/mois)

AMP Visual TV, qui réalisait déjà un bon nombre de matchs pour Canal +, a logiquement remporté une partie du marché (La Ligue 2 et une partie de la L1). Cependant, la surprise est venue d’Imagina Group France. Cette société, créée deux mois avant l’appel d’offre de beIN Sport (immatriculée en mai 2012, ndlr), s’est vue confier la réalisation des rencontres jouées dans les stades de Bordeaux, Marseille, Montpellier, Nice, Bastia, Ajaccio et Evian/Annecy. Mais Imagina Group France n’est pas si inconnue que ça. Il s’agit d’une filiale du groupe espagnol Médiapro, déjà prestataire régulier d’Al Jazeera.   

Nous avons donc, dans un premier temps, contacté un membre du « Collectif des Techniciens Intermittents de l’Audiovisuel» qui dresse un état des lieux de la situation et revient sur les craintes et les revendications du collectif.

Ensuite, nous avons donné la parole au directeur de Imagina Group France, Louis Zumelzu, incriminé par le collectif de techniciens. Le tout livré dans le même article pour que vous n’ayez pas à surfer et histoire de vous faire plus facilement une idée du dossier.

Interview du représentant du Collectif des techniciens Intermittents de l’Audiovisuel

« Depuis l’arrivée de beIN Sport, les salaires ont baissé de 25% »

 

On connait mal les conditions de captation des matches de football diffusés à la télévision française. Pouvez-vous nous présenter ce secteur qui emploie de nombreux techniciens ?

Sur une rencontre de Ligue 1, ce sont 25 à 30 personnes qui travaillent en équipe. Ce nombre peut même monter à 50 techniciens pour un gros match. Ce qu’il faut bien garder en tête c’est que, dans ce secteur, nous sommes tous des intermittents. Il y a énormément de métiers différents, du réalisateur au cadreur, en passant par la production, les opérateurs chargés des effets visuels, sonores, etc. C’est toute une palette de métiers et de savoir faire différents qui opèrent autour des matchs.

Depuis l’avènement du foot à la télé avec Canal+, ces professionnels ont développé une expérience, une excellence qui est reconnue dans le monde entier. Les équipes françaises sont souvent choisies pour réaliser des évènements internationaux comme la Coupe du monde ou l’Euro. Cette excellence est d’ailleurs vantée par la Ligue de Football Professionnel (LFP) qui impose un cahier des charges exigeant et s’appuie sur ce savoir-faire pour vendre le championnat à l’étranger.

Qu’est ce qui a changé cette saison ?

Quand beIN Sport a obtenu les droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2, le groupe a lancé un appel d’offre, géré directement par un « comité de pilotage » de la maison mère, à Doha. Pour la première fois, celui-ci n’était pas réservé aux entreprises françaises, mais à l’Europe. Sans surprise, AMP Visual TV répond et emporte une partie du marché. Cela fait longtemps qu’AMP réalise des matches de football professionnel et le fait très bien. La surprise c’est Imagina Group France. Une filiale française de MediaPro, grand groupe espagnol qui travaillait déjà avec Al Jazeera. La société Imagina Group France a été créée seulement deux mois avant l’appel d’offre et sort vraiment de nulle part.

Le problème c’est qu’Imagina Group France manque cruellement de moyens techniques et humains. Ils embauchent en low cost des techniciens espagnols et portugais. À Bordeaux, par exemple, 90% des techniciens ont été remplacés par des Espagnols et des Portugais. En moyenne, cela va de 50% à 90%. Sur les sept stades sur lesquels Imagina Group France intervient, il n’y a que Marseille et Montpellier qui ont été épargnés, pour le moment, car les matchs étaient importants.

J’ai fait le calcul, chaque équipe joue 19 matchs à domicile dans la saison. Sur les sept stades concernés par Imagina Group France, cela fait 133 matchs concernés par an. En comptant une moyenne, même basse, de 10 techniciens français mis de côté à chaque match, cela fait 1 330 journées en moins pour les intermittents français en une saison. Or, chaque journée non travaillée ne rapporte pas d’argent et représente un frein pour le renouvellement du statut d’intermittent.

Les Espagnols et Portugais ne sont pas intermittents, ils sont embauchés en CDD, ponctuellement, sans aucune garantie. Ils ne sont pas mieux lotis que nous, nous ne voulons pas les blâmer. Ce ne sont pas eux les coupables, ils font partie des victimes. Les conditions de travail ne sont pas respectées, ils sont en sous-effectif, sont obligés d’enchaîner de longs voyages depuis l’Espagne, souvent en voiture ou en minibus, enchaînent des journées doubles… Il faut se mettre à leur place. Si j’étais jeune, sans vie de famille, diplômé en audiovisuel, dans un pays où le chômage est très important, on me proposerait un emploi comme celui-ci, même précaire et dans un autre pays, j’accepterais sûrement.

L’embauche de techniciens étrangers a également conduit à un nivellement des salaires vers le bas. En France, la grille de salaires oscille entre 180 et 250 euros brut par technicien pour une journée de 8h. Il faut prendre aussi en compte le fait que les matchs se jouent le week-end et le soir. Depuis l’arrivée de beIN Sport, les salaires ont baissé de 25% par rapport à ceux versés jusqu’à la saison dernière avec Orange, Canal+. En deux mois, nous avons perdu une bonne partie de nos ressources.

Ces changements ont-ils jusqu’à présent influé sur la qualité de la captation des matchs de Ligue 1 ?

Bien sûr, cela se répercute sur la qualité. Dans la production d’une rencontre il n’y a pas que le match. Il faut filmer l’avant match, l’arrivée des équipes, la préparation puis les réactions d’après match, la conférence de presse, etc. C’est pour cela qu’il faut beaucoup de moyens techniques et humains pour les réaliser. C’est une grosse machine. La LFP vend les programmes à l’étranger en vantant ce savoir-faire développé depuis des années et qui est l’un des meilleurs au monde.

Malheureusement, Imagina Group France dispose de moyens qui ne sont pas suffisants et on assiste à des retransmissions qui ne respectent pas le cahier des charges de la Ligue. Par exemple, on a vu des matchs qui ne présentaient pas le nombre de caméras nécessaires, certaines n’étaient pas installées ou ne disposaient pas de cadreur pour opérer. Les « synthés », qui donnent le chronomètre et le score n’étaient pas toujours affichés. Les effets servant à illustrer les positions de hors jeu en direct n’étaient pas affichés par manque de caméras à cet endroit ou à cause du manque de personnel pour les réaliser. Les exemples de manquements sont nombreux.

Le fait que les techniciens engagés ne soient pas tous francophones pose également problème de communication. Si tout le monde ne parle pas un langage commun, il est difficile d’interagir efficacement. Quand un problème survient, on n’est pas toujours en mesure d’y remédier efficacement et de réagir rapidement. On voit même des réalisateurs qui sont remplacés par des Espagnols. Ce poste est très important et si celui qui réalise ne peut pas se faire comprendre par tout le monde, on imagine aisément les difficultés.

Avez-vous signalé ces manquements à la Ligue ? Il doit bien y avoir un contrôle du respect du cahier des charges.

La Ligue a mandaté la société HBS France Production pour contrôler que le cahier des charges est respecté. HBS est un spécialiste de la captation d’évènements sportifs. Cette société réalise les Coupes du monde de football depuis 2002 et a appliqué ce savoir-faire dans les stades de L1 lors des quatre dernières saisons. La ligue s’est donc appuyé sur HBS comme garantie technique. Ses inspecteurs doivent bien rendre comptes de la situation. De toute façon, il n’y a pas besoin du rapport d’un spécialiste pour se rendre compte que la qualité des retransmissions a baissé, les téléspectateurs ont dû le remarquer.

Et de votre côté, avez-vous rencontré des responsables de la chaîne ou du prestataire pour évoquer le problème ?

Lors de Montpellier-Marseille, Louis Zumelzu, le directeur d’Imagina Group France, était présent au stade. Interrogé à ce propos par des membres du collectif, il a dit que les choses allaient « s’améliorer dans les six mois ». Pour nous, ce n’est pas satisfaisant. Il avait l’air sincèrement embêté et nous ne demandons qu’à le croire. Nous espérons juste que nous ne nous faisons pas manipuler. Il a confié qu’Imagina Group France avait été dépassé par l’appel d’offre de la Ligue et le cahier des charges imposé.

Quelles sont les revendications de votre collectif désormais ?

Comme nous l’avons exprimé dans un communiqué du collectif, nous exigeons auprès de la société Imagina Group France que soient employés tous les techniciens intermittents déjà en poste les saisons passées et que l’emploi de techniciens étrangers le soit à égalité de salaires et de conditions sociales.
Nous demandons également aux sociétés AMP Visual TV et Imagina Group France que les conditions salariales de la saison passée soient rétablies par tous les prestataires travaillant sur la Ligue 1 et Ligue 2 quelque soit le producteur ou le diffuseur.

Dans un milieu aussi concurrentiel, sachant que vous avez un statut d’intermittents, n’avez-vous pas peur des répercutions d’une telle fronde ?

Nous savons que nous allons avoir affaire à des pressions. Nous nous y attendons. Nous avons déjà pris des risques en communiquant en tant que collectif. C’est d’ailleurs pour cela que personne ne veut trop se mettre en avant, prendre la tête du collectif ou le représenter publiquement car nous savons qu’il peut être difficile de retrouver du travail après. Nous ne sommes pas une association, nous n’avons pas fait de bureau, il n’y a pas de responsable. Nous sommes juste un collectif d’intermittents qui ont peur de perdre leurs emplois. Nous essayons juste de faire avancer les choses.

propos recueillis par Aurélien Blaison en exclusivité pour En Pleine Lucarne

 

Interview de Louis Zumelzu, directeur de Imagina Group France

« Produire la Ligue 1, c’est comme produire une mini coupe du monde chaque semaine »

 

Dites donc, votre arrivée sur le marché de la production de matchs de foot déclenche un tollé chez les techniciens français. Vous connaissez le dossier et leurs revendications. Qu’en pensez-vous ?

En fait, le seul point qui gène ceux qui nous critiquent c’est qu’avant, lors du dernier contrat, Canal+, pour conserver l’exclusivité des meilleurs techniciens, payait les intermittents qui travaillaient le dimanche avec une compensation de 200%, c’est-à-dire une majoration de 100%, par rapport aux tarifs appliqués en semaine, alors que notre majoration est à 150%. Pour le reste, c’est un très mauvais procès.

Reprenons tout de même les points qui fâchent : l’emploi de travailleurs espagnols et portugais plutôt que des intermittents français. Et pour moins cher.

Partons du début. Imagina Group France est uns filiale du groupe Mediapro. Nous avons obtenu auprès de beIN Sport, après appel d’offres, la production de matchs de Ligue 1 dans sept stades de France, principalement dans le sud de la France. Ces matchs sont des matchs dits « Max » (10 caméras)  et « Premium 2″ (12 caméras), c’est-à-dire des affiches plutôt secondaires de bein Sport, pour l’un, plus importante pour les derniers. Si l’on tient compte dans ces stades, de certaines affiches Premium de Canal+ ou Premium 1 de Bein Sport, ceci fait qu’il y a des journées où nous n’avons que deux matchs à produire et d’autres où cela peut monter à quatre.

Etant donné qu’Imagina France s’est créée en France il y a trois mois, nous n’avons pas encore à notre disposition tous les moyens de production nécessaires, en particulier de cars régie nous appartenant. Médiapro, notre maison-mère, a donc accepté de nous prêter deux cars. Et si vous connaissez un peu le milieu, on ne peut bien faire fonctionner un car-régie qu’avec une équipe qui le connaît. Donc, sur certains matchs, quand nous devons faire appel à ces cars de Médiapro, ils arrivent avec une équipe espagnole ou portugaise habituée à faire fonctionner ce car-régie. Le reste du personnel employé est constitué d’intermittents français. Il y a eu un seul match, à Bordeaux, où nous avons fait appel à une majorité d’espagnols et de portugais, c’est tout. pour le reste il y a largement plus de 60% du personnel qui est français. Et quand le réalisateur est français alors tout le personnel l’est aussi. Quand nous employons un réalisateur ibère, il apporte avec lui 3 cadreurs» et un opérateur ralenti « référents, tout comme le font les réalisateurs français.

On dit que ces européens sont moins bien payés, en tout cas moins que le tarif des intermittents français.

C’est complètement faux pour la simple raison que le personnel de Médiapro que nous employons dans les car-régies est composé de salariés permanents de Médiapro ! Ils ne viennent donc pas casser les prix de l’intermittence du marché français. Croyez-vous vraiment que je vais faire appel à des intermittents espagnols ou portugais, leur payer des billets d’avion, des nuits d’hôtels ?  Les intermittents que nous employons sont français. Il nous faut un peu de temps pour acquérir ou cutomizer nos propres car-régies et former du personnel dessus. Notre objectif n’est pas d’importer des techniciens en France. Ceux que nous avons chez nous sont excellents. Notre objectif est d’implanter Imagina en France, d’en faire une société française avec du personnel technique essentiellement français.

Enfin, je tiens tout de même à préciser que lors du dernier contrat, HBS, qui produisait alors les matchs de Ligue 1 pour la LFP, à l’exception du match de canal+ du dimanche soir, faisait appel à une société belge, Alfacam, qui couvrait les matchs des stades de Lille et Valenciennes, je crois Nice et Monaco. Le personnel du car se déplaçait depuis Bruxelles en avion dans le sud. Et étrangement personne n’en parlait à l’époque et ça n’a déclenché aucun tollé comme aujourd’hui ! Je me demande si on sert pas de prétexte à un combat plus corporatiste.

(pour 2008-2011, Alfacam a aussi produit une rencontre chaque semaine, à partir de la Belgique, dans le nord du pays, pour la Ligue 2, à savoir Lens/Boulogne et a réalisé par ailleurs, à partir de Marseille, une rencontre à Montpellier et à Nîmes, également chaque semaine. ndlr)

Le collectif des techniciens critique aussi la qualité de vos productions, soutenant que vous ne remplissez pas le cahier de charges de la LFP.

Ah bon ? Jusqu’à présent je n’ai pas d’échos de ce type de la part de mon client. Maintenant, je veux bien reconnaître que tout n’a pas été parfait. Mais c’est normal. D’abord parce que produire la Ligue 1, c’est comme produire une mini coupe du monde chaque semaine. Le cahier des charges et le « process » technique de la Ligue est extrêmement exigeant, et beIn Sport l’est aussi également, et c’est tant mieux, c’est tout à leur honneur.

Seulement quand une société arrive sur le marché et n’a jamais produit de matchs pour la Ligue 1, comme c’est notre cas, il est normal que nous ayons besoin d’un temps d’adaptation. Mais c’est difficile pour tout le monde, même pour ceux qui sont déjà rodés à l’exercice. Et à chaque début de saison, il faut bien 3-4 journées avant de tout remettre en route.  EN journée 1, nous n’avons pas connu d’incidents majeurs, en journée 2 ce fut plus dur, et en journée 4, nous avions 4 matchs à produire, et cela ne s’est pas trop mal passé. Et puis, nous venons de produire la Super Coupe à Monaco, et l’UEFA n’est pas venue se plaindre après le match, du moins à ma connaissance.

J’ai l’impression que l’on nous soupçonne d’employer du personnel non qualifié. Il ne faudrait tout de même pas oublier que Médiapro a produit plusieurs coupes du monde, des coupes d’Afrique des nations, a réalisé de nombreuses opérations avec Al Jazeera au Moyen Orient… C’est juste qu’il faut s’adapter à la Ligue 1 qui est un produit très complexe à produire. Car là, nous ne parlons pas que du match à filmer, il y a les avant et après-matchs, les interviews, les habillages, etc..

Et puis ce n’est pas vraiment à moi de juger de la qualité de nos productions. Allez demander à HBS qui doit faire des compte-rendus à la LFP, ce qu’ils en pensent (nous l’avons fait, sans réponse pour le moment, ndlr).

propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc en exclusivité pour En pleine Lucarne

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Vincent Rousselet-Blanc

(15) Readers Comments

  1. Le responsabble de Mediapro se trompe.
    En 2011/2012 alphacam n avait que les stades de Valenciennes et Lille. A Ajaccio et Nice c’est Nice Television qui assurait la prod avec du personnel français en majorité local. Les moyens techniques étaient sous traités a Alphacam avec 1 ou 2 personnel Belge… Ce Monsieur doit vérifier ses sources !

  2. Moi personnellement, de voir un match avec 2 caméras m’embêterait.

    Nous avions la chance d’avoir, avec Canal+, des retransmissions de matchs riches, vivantes, interessantes.

    Je trouve ça important de pouvoir revoir les actions au ralenti correctement, sous différents angles, afin de se rendre compte s’il y a eu faute ou non, but ou non.

    j’aime voir un but en pleine lucarne sous plusieurs angles, ca fait partie de la magie de la télé pour un sport que j’aime analyser et contempler.

    Pour ce problème global, je n’aimerais pas que le fonctionnement de mon entreprise change du jour au lendemain, que mes collègues soient payés moins que moi sous pretexte qu’ils viennent d’un autre pays d’Europe.

    Je comprends leur soucis, ce n’est pas normal de tout changer comme ça avec des techniciens exploités. L’Espagne et le Portugal vont mal, leurs techniciens méritent d’être payés comme les français, à leur juste valeur. Les Français, eux, méritent de garder leur poste sur les stades le week-end. Ils prennent sur leur vie de famille, souvent en décalage avec celle-ci, pour travailler et faire en sorte que nous puissions avoir un championnat reconnu ailleurs que dans notre canapé.

    Soyons solidaire, c’est un problème économique global.

    • C’est vrai qu’il n’existe pas de juste milieu entre 2 caméras et la vingtaine comme actuellement sur les gros matchs.

      Par contre, j’aimerai vous poser une question : en quoi c’est important de revoir plusieurs fois les actions au ralenti sous différents angles ?

      Pourquoi vouloir se rendre compte s’il y a eu faute ou non, but ou non ? L’arbitre a décidé, le jeu continue : suivons-le ! Pourquoi ne pas vouloir rester dans la réalité, dans le match ?

      Imaginons que l’arbitre s’est trompé : qu’est-ce que ça change de le revoir 10 fois sous tous les angles ? Le plus important n’est-il pas le direct, le jeu qui se déroule ?

  3. je confirme les propos de Grutix il y a plusieurs match ou il y a plus de portugais ou espagnol que de français et a des poste d assitant

  4. Je vais réagir juste sur cette phrase : « De toute façon, il n’y a pas besoin du rapport d’un spécialiste pour se rendre compte que la qualité des retransmissions a baissé, les téléspectateurs ont dû le remarquer. »

    Désolé mais… non. Si je regarde un match de football, c’est pour voir du foot ! Pas pour assister à un pseudo-montage où le réalisateur nous abreuve de ralentis. Voir un faute bénigne de face, de profil, de derrière, d’en haut, vu du sol… qu’est-ce que ça apporte au match ? (le match du dimanche soir sur canal n’est plus regardable à cet égard).

    Bref, s’il y a moins de caméra pour filmer un match, donc moins d’images à montrer pour le réal, donc plus de possibilité de voir le match sans coupure… perso, ça me va.

    • Et certains te diront qu’il faut plus de cameras, de ralentis, de loupes ….

      • Il y a vraiment beaucoup de gens intéressés par revoir pour la 3e fois le hors-jeu (existant ou pas) déjà sifflé par l’arbitre, le tout pendant que le jeu continue ? Je ne pense pas.

        On dirait que le match n’est plus l’objet mais juste un support à la créativité du réalisateur.

        Un peu plus de simplicité et de sobriété ne ferait de mal ni aux téléspectateurs, ni arbitres et in fine ni au jeu.

        • On ne peut plus d’accord avec toi, j’avais déjà exprimé ici sur la dérive technique de certains réalisateurs de L1, c’est assez pénible, un peu plus de respiration entre les actions ferait du bien. Les anglais là dessus sont exemplaires, ils n’abreuvent pas de ralentis inutiles comme en France.

          Quant à l’article, merci pour toutes ses informations, difficile en tous cas de se faire une idée de qui a tort ou raison, certainement un peu de mauvaise foi de chaque côté…

          • faut vendre le produit qui est la L1 !

  5. Pourquoi la LFP n’a pas voulu garder la main dessus et laisser HBS produire ??

    • C’est une demande de Be in Sport et de canal+ car  » Canal+ et beIN Sport souhaitent assurer la production en propre. Sans doute parce qu’en situation de forte concurrence, chacun souhaite montrer sa différence. Jusque dans la façon de filmer ou de capter le son. »

      • finalement c’est froid et insipide !

  6. Et pardon pour les fautes, la colère prend le dessus!!!

  7. C’est du mensonge!
    Il n’y a pas que les personnes faisant fonctionner le car qui été espagnoles ou portugaises! Les cadreurs, les opérateurs Lsm (ralenti), truquiste, Synthé…etc… Sur la majorité des matchs « imagina » était espagnoles!

  8. EN EFFET ON PEUT CONSTATER L’ABSENCE DU SCORE ET DU TEMPS ECOULES (THE CLOCK)-SUR CERTAINES
    RETRANSMISSION beinsport 1-2-

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