C’est le genre de rendez-vous que l’on a parfaitement planifié sur notre calendrier : la reprise du championnat de Ligue 1. Et qui dit reprise, dit BeIn Sport. Et qui dit BeIn Sport, dit Le Club. Du lundi au jeudi, vous retrouverez l’atypique Alexandre Ruiz aux manettes du programme phare de la chaîne de 19 h à 20 H 30.
Pourquoi atypique ? Car l’ancien de Canal + ou d’Europe 1 semble parfaitement refléter le projet de la chaine. Qui mieux que l’intéressé pour répondre à cette hypothèse ? Le Club, son concept, ses différences. Alexandre Ruiz, son image, son Twitter. La Liga, les droits, son attractivité. L’échauffement, c’est maintenant. Bonne lecture.

Enfin, les choses sérieuses reprennent dès ce soir ! Comment se prépare Le Club à ce début de championnat ?

Le Club est lancé depuis deux semaines et pour le moment, cela fonctionne très bien. Tout est dans la continuité des bases posées durant l’Euro. La ligne éditoriale est différente et les rubriques variées. On retrouve des intervenants similaires mais surtout, cette envie de partager et de communiquer l’amour pour le ballon.

Une quotidienne, en clair, à des horaires stratégiques. L’émission semble être la vitrine de BeIn Sport ?

Effectivement c’est un carrefour important. La tranche horaire de 19 heures jusqu’à 20 heures 30 est capitale. Surtout que le programme est en clair et qu’il est un rendez-vous quasi quotidien : du lundi au jeudi, étant donné que le vendredi, c’est Ligue 2. BeIn Sport est partenaire de la Ligue et du football français. Ainsi, nous avons choisi dans l’écriture du Club de traîter une heure complète sur le football national plus trente minutes de football étranger.

Les émissions sur le football fleurissent. Le Club apporte t-il vraiment de la nouveauté ?

Le concept est complètement novateur. Nous n’avions jamais eu une quotidienne, avec les images, en France. Je précise bien avec les images car nous sommes dans l’époque du Talk-show. Lorsque des chaînes dépourvues d’images ont décidé d’alimenter leurs grilles avec ce genre d’émission, où il était indispensable de créer des ambiances autour d’une table, elles forçaient sur cet aspect Talk-show à l’américaine.

Désormais, nous avons le même système mais on s’appuie sur des images : 100 % de la Ligue 1 et de la Ligue 2, les droits exclusifs de la Liga…Ces éléments poussent les intervenants à travailler sur les sujets. Les consultants n’arrivent pas dix minutes avant sur le plateau. Dès quinze heures ils planchent pour faire des parallèles avec leurs carrières ou bien trouver des anecdotes. C’est un esprit nouveau qui est en train de souffler sur le panorama télévisuel.

Justement, ces consultants, ont-ils été triés sur le volet et surtout, sur quels critères ?

Autour de Charles Biétry, nous avons eu une réunion avec les forces en présence de la chaîne. Et tout à l’heure, lorsque je parlais d’esprit novateur, l’objectif de BeIn Sport est également de révéler les talents. Tant au niveau des journalistes que des consultants. Nous ne sommes pas là pour proposer des copies mais bien pour apporter de la valeur ajoutée, un complément d’information.

« Nous possédons les images »

 

Pourtant, certaines têtes nous sont familières.

Bien sûr qu’il y a des têtes que l’on connaît. Eric Di Méco est aujourd’hui une figure importante mais il a choisi BeIn Sport pour apporter son expertise et installer quelque chose de nouveau. A l’inverse, il y a Claude Askolovitch. Et là, on ne parle pas de « footeux ». Il possède un regard différent sur le milieu. Sa présence reflète l’esprit du Club : se servir du football pour débattre de la société. Ce sport est un véritable vecteur social. Il y a également des problèmes de racisme, de violence…Ce n’est pas un reflet mais un prisme de la société.
Les analyses de Claude permettent d’élargir un peu le débat.

Ne craigniez-vous pas une certaine sur-exposition avec cette émission quotidienne ? Ce qui pourrait finir par lasser le téléspectateur.

Ce ne sont pas des grands mots que j’utilise mais il n’existe plus beaucoup de vecteur universel. Qui possède la capacité d’unir un groupe de personnes à Paris et l’autre à Calcutta ? Qui va suivre, à des milliers de kilomètres de distance, la même actualité, tous les jours ?

Je pense qu’il y a encore des créneaux dans le sport, notamment le football, pour apporter de nouveaux programmes. Par conséquent, Le Club a entièrement sa place. Dans les autres pays européens, ce genre de quotidienne tente d’apporter un ton d’expertise différent pour ne pas lasser. Et puis encore une fois, nous possédons les images.

Votre image justement, votre nom a-t-il sonné comme une évidence pour prendre les rênes du Club ?

Nous étions déjà en relation avec Charles Biétry. A l’époque, j’envisageais avec lui un autre projet sur un autre support. Mais nous nous sommes retrouvés ensuite lorsque BeIn Sport a remporté les droits de la Ligue.
Alors penser à moi en priorité, je ne sais pas. Sincèrement je ne suis pas ici pour savoir qui était premier ou deuxième, peu importe. Je suis heureux qu’on me fasse confiance et que l’émission me convienne.

Après votre départ d’Europe 1, on constate une petite période d’inactivité…

J’ai quitté la radio et privilégié le fait d’être en retrait pour des raisons d’ordre social et familiale. Pour revenir plus fort. Après, quand Charles m’a soumis le projet, que nous nous sommes tapés dans la main et que nous sommes tombés d’accord, c’était parti ! C’est peut-être parfois à l’ancienne pour certains mais je crois encore à cette méthode !

« J’essaie de décrire, d’informer et de divertir. »

Peut-on parler d’un vrai style Alexandre Ruiz ?

Chacun notre identité. Quand je reçois des critiques, négatives comme positives, je prends la peine de contacter ces personnes. C’est surprenant pour mon interlocuteur car il ne s’attend pas à cet échange. C’est enrichissant pour l’un comme pour l’autre. Cela permet aussi à la personne de me découvrir hors antenne et de mon côté, m’améliorer et évoluer.

Vous êtes également très présent sur Twitter avec votre chronique matinale sur la Liga. Darren Tulett est en train de contaminer tout le service !

Je suis empreint de la culture espagnole. Je le sais, je la cultive, et surtout, je l’élargis. Cela me permet également de me rappeler la mission première d’un journaliste : décrire. Décrire l’endroit où votre lecteur n’est pas. Fort de mes sens, je suis en mesure de vous apporter une information. J’ai la chance d’avoir un peu de temps le matin pour jeter un oeil à l’actualité du football espagnol et informer ceux qui n’ont pas le temps. J’essaie de décrire, d’informer et de divertir.

Vos missions vont s’élargir dès la reprise des championnats étrangers. On vous retrouvera aux commentaires des rencontres de Liga au côté d’Omar Da Fonseca.

Effectivement, dès le 19 août, on se retrouvera avec Omar Da Fonseca aux commentaires avec deux affiches superbes tous les weekends. (Real Madrid – Valence à 19 heures suivi de FC Barcelone – Real Sociedad à 21 heures).
Nous possédons les droits exclusifs de la Liga, il n’y aura pas que les deux grands clubs ! Les amoureux de Grenade ou d’autres formations seront satisfaits avec la diffusion de sept voire huit matches de la journée.

Le championnat espagnol demeure t-il réellement attractif ? En toute objectivité !

Quels sont les clubs les plus cités aujourd’hui sur la planète ? Le Real Madrid et le FC Barcelone. On peut penser que c’est un championnat à deux vitesses mais c’est aussi cela qui apporte de l’intérêt. Regardez ce que fait le PSG. Paris s’impose comme une locomotive indispensable. C’est un point positif pour le football français de voir le club de la capitale débarquer sur la scène européenne.

Aujourd’hui, il est donc possible de traiter le football autrement que Canal +, souvent considérée comme la référence ?

Oui, il y a de la place en France pour plusieurs quotidiens, plusieurs journaux télévisés. Le traitement du football ne doit pas être un monopole. Ce pluralisme est à la base de la richesse de l’information. BeIn Sport apporte une nouvelle identité.

Propos recueillis en exclusivité par Steeven Devos pour En Pleine Lucarne.

Crédit photo DPPI Média

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(13) Readers Comments

  1. on voit la le manque de recrutement des marseillais

  2. bonjour

    QUI peut me dire quand comme la ligue 2 sur beIN max

    • Quand commence la ligue 2 sur beIN max (déjà 4 eme journée aujourd’hui et rien en vue ) , merci

  3. La nouvelle identité, c’est le Qatar. Sans le Qatar et son pognon, pas de PSG et ses super vedettes à la Harlem Globe trotter, sans le fric du Qatar pas de BeIN sport et pas de Biétry et Ruiz les nouvelles identités de la télé qatarie.

  4. On ne sait plus où donner de la tête avec ces droits TV. Bientôt on devra payer autant qu’un abonnement en club !

  5. super ce alexandre ruiz !

  6. Bons débuts du Club « post Euro » effectivement, c’est fluide, les consultants sont intéressants, et Ruiz est parfait en chef d’orchestre. Bémol pour la série de Cazarre, pas terrible pour l’instant, et pour le foot étranger il faudrait varier un peu je suis d’accord mais avec la reprise des autres championnats ça viendra progressivement je pense. Enfin sauf pour l’Angleterre, à moins que les droits de la PL soient les prochains gros cadeaux de Bein à ses abonnés ;) L’appel d’offre est cette saison je crois…

    • Avec des matchs sans commentaires?

  7. en tout cas cette emission est une bonne surprise consultants interessants(je pense a ferri, di meco, da fonseca),on n’y parle pas uniquement du psg contrairement a ce que d’autres personnes pensent
    J’ai toutefois 2 bemols: la pastille avec julien cazarre qui ne m’a ps encore convaincu et un peu trop de barca et de real madrid dans la demi heure etrangere et pas assez d’italie, d’allemagne d’angleterre a mon goût … toutefois ce n’est que le début

  8. « Nous ne sommes pas là pour proposer des copies mais bien pour apporter de la valeur ajoutée, un complément d’information: il y a Claude Askolovitch. Il possède un regard différent sur le milieu. Sa présence reflète l’esprit du Club : se servir du football pour débattre de la société. » C’est finalement la même chose que sur Infosport+ avec Geoffroy Garétier…

    • Askolovitch? N’est ce pas ce journaliste qui écrivait naguère dans le NouvelObs et maintenant dans Marianne après des stages dans d’autres journaux? Il me semblait qu’il s’intéressait plutôt à la politique? Vous pourriez toujours me dire que la politique s’intéresse à tout.
      Ruiz, je l’aimais bien à Canal, mais pourquoi donc est-il parti?

      • Ca fait un moment qu’il est parti, pour Europe 1 à l’époque découvrir autre chose. Une bonne pioche pour BeIn.
        Askolovitch un peu hors sujet parfois par contre ;) Et puis on sent son gros melon.

        • Et il est parti pour quoi et comment?

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