Entretiens EPL Les News — 22 août 2012

Ah, je suis sûr qu’elles vous manquaient ces interviews fleuves et conviviales d’EPL grâce auxquelles vous avez pu mieux découvrir quelques facettes de personnalités du monde sport-média ! Eh bien pour marquer leur rentrée sur le blog, je n’ai pas trouvé mieux que d’aller rencontrer le duo dont on parle aujourd’hui, à peine trois mois après leur formation à l’antenne : Vanessa Le Moigne et Thomas Villechaize, les animateurs de la matinale « l’Expresso » lancée, en clair entre 6h et 9h, par BeIn Sport, le lendemain de sa création.

Non seulement ces anciens de l’Equipe TV (Vanessa) et d’Infosport+/Sport+ (Thomas) ont réussi à créer une émission unique aujourd’hui dans le paysage audiovisuel sportif, à la fois divertissante et d’information, mais, en plus, ils sont tous les deux très drôles, détendus, naturels et sympathiques. Et ils n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Trois mois à peine après le lancement de BeIn Sport, le rythme quotidien et très matinal que vous menez vous laisse-t-il le temps d’apprécier pleinement ce beau cadeau qu’on vous a fait de participer à la création d’une chaîne ?

Vanessa Le Moigne : Il est vrai que nous ne sommes déjà plus vraiment en mode « début de la chaîne » car l’Expresso a été la première émission à démarrer, dès le lendemain du lancement. Nous avons fait l’Euro, les JO, la reprise de la Ligue 1, etc. Je dirais que là, maintenant, nous en sommes déjà à la préparation de la version 2.0 de « l’Expresso ». L’émission, comme elle existe aujourd’hui, ne ressemble pas encore totalement à ce que l’on veut en faire avec Thomas. On y pense tous les jours. Mais l’excitation, elle, est toujours bien présente. Quand je me lève le matin, je suis heureuse d’aller travailler, même si c’est à deux heures du matin ! (rires)

Thomas Villechaize : Nous sommes dans le rush au quotidien, mais quand on prend un tout petit peu de recul, on mesure que nous n’en sommes qu’au début et qu’il y a énormément de choses à améliorer, même si le produit que nous proposons est déjà magnifique. C’est excitant. Nous avons travaillé deux mois avant, sur la conception et la préparation de l’émission, nous sommes tout le temps dedans depuis le 2 juin, mais nous n’oublions pas que nous n’avons même pas trois mois d’existence. Et nous pensons sans cesse aux améliorations à apporter. Il y a tant à faire que les perspectives sont toujours très excitantes.

Et puis BeIn Sport va acquérir de nouveaux droits, qui vont nous permettre d’enrichir l’Expresso. La Ligue des champions n’a pas encore commencé, celle de hand va bientôt débuter…l’émission sera sans cesse perfectible grâce à ces nouveaux droits, ces nouvelles images…

V.L-M : …et la Ligue 1 , ne fait tout juste que commencer. Notre rôle est de trouver des idées différentes pour la traiter, conformes au ton de notre émission et différentes de ce qui se fait ailleurs.

BeIn Sport, c’est LA belle aventure de votre carrière ?

V.L-M : En ce qui me concerne, c’est la première fois que j’ai l’occasion de créer quelque chose et, en plus, avec une totale liberté. Charles Biétry nous a engagés et nous a laissé une feuille blanche en nous disant : « allez-y, il me faut une matinale quotidienne ». Et puis nous pouvons être nous-mêmes à l’antenne. Je n’ai vécu ça nulle part ailleurs. On compte sur lui pour nous remettre dans le droit chemin si nous allons trop loin (rires).

T.V : Et pour faire taire les détracteurs, qui se demandent pourquoi certains journalistes sont venus ici, en en traitant certains de mercenaires, etc, c’est totalement erroné de penser ça. Etre à l’origine d’une chaîne, honnêtement, c’est rarissime dans une carrière. Cela aurait été bête de refuser l’offre de Charles Biétry. C’était impossible ! Le challenge est fantastique, l’équipe est jeune, c’est ultra enthousiasmant. Et, surtout, tu te projettes dans l’avenir. La chaîne ne va pas disparaître comme ça.

A écouter le discours de Charles Biétry sur une chaîne qu’il veut humaine, conviviale, proche des téléspectateurs, et à regarder votre matinale, « l’Expresso » n’est-elle pas finalement l’émission qui incarne le mieux ces valeurs : info, détente, convivialité… ?

V.L-M : (sourire) ça me fait plaisir d’entendre ça, car c’est ce qu’on fait : de « l’infotainement ». On a fait de l’Expresso quelque chose qui nous ressemble. Sans doute que Charles a bien réfléchi avant de nous mettre tous les deux ensembles et qu’il s’attendait à ce résultat en nous choisissant.

T.V : Et on l’a voulue comme ça de toute façon. Pour créer du lien avec les téléspectateurs, il faut leur apporter autre chose que de la news brut. Surtout le matin à 6 heures ! Il y a d’autres chaînes d’infos en continu qui font ça très bien en plus. Nous faisons autre chose, tout en apportant de l’info bien sûr. On donne même la météo (rires).

Pourquoi cette absence de bandeau d’info déroulant en bas de l’écran comme partout ailleurs, alors que vous savez très bien qu’un téléspectateur du matin consomme l’info en quelques minutes, et n’a pas toujours le temps d’attendre 30 minutes pour assister au JT ou attendre l’info qu’il souhaite ?

V.L-M : c’est justement une des améliorations à laquelle nous pensons. La fameuse version 2.0 ! On l’a sur le papier, la version idéale, bien sûr. Maintenant, il a fallu composer avec toutes les contraintes que représente le lancement d’une chaîne, contraintes techniques, humaines etc. Nous n’avons pas trois mois je vous rappelle ! On n’a pas pu encore imposer tout ce qu’on veut faire, mais ça va venir. Il nous faut un peu de temps. On a créé une super base.

T.V : ces améliorations viendront. Il y aura une deuxième vague d’embauche car la chaîne est amenée à se développer. Nous parlons de tout ça au quotidien, idées avec lesquelles sont évidemment d’accord Charles et Florent (Houzot, le directeur de la rédaction, ndlr).

Venons-en à votre duo. Vous ne vous connaissiez pas avant de le former. Comment avez-vous travaillé avant la mise à l’antenne ? Beaucoup de répétitions ?

V.L-M : nous avons écrit et pensé l’émission ensembles. Mais nous n’avons pas vraiment fait de répétitions en plateau tous les deux. Deux au final.

T.V : oui, deux, la veille et l’avant-veille de la mise à l’antenne. Le feeling est venu rapidement. On avait les mêmes envies, on partageait de nombreuses idées. On adore tous les deux l’émission Sportsnation d’ESPN America (visible chez nous sur…Espn America, ndlr) qui est pour nous une référence, nous aimons faire participer les gens et nous avions dès le début mis les réseaux sociaux et l’interactivité au cœur de notre concept. Nous n’avons pas les mêmes parcours, la même vision des choses, mais tant mieux car cela nous rend complémentaires. Le duo s’est fait facilement.

V.L-M : et puis comme on nous avait demandé d’être nous-mêmes, après tout, on y est allé au naturel. Je ris des blagues de Thomas, car elles me font rire. Et quand ce n’est pas le cas, je lui dis : « vous m’énervez ! » (rires)

Mais dans vos parcours, vous n’aviez jamais animé de magazine, ni sur Infosport+ ou Sport+ (Thomas), ni sur l’Equipe Tv ou Orange (Vanessa). La présentation d’un magazine, sans répétition…c’est inné ?

T.V…oui (pensif), je ne sais pas, ça fonctionne en tout cas…

V.L-M : c’est tout de même plus facile à deux. On peut se reposer sur l’autre en cas de panne. Surtout que nous sommes en direct. Je sais que je peux faire confiance à Thomas pour venir à ma rescousse si j’ai un trou. Un jour, mes micros n’avaient plus de piles…Thomas a assuré jusqu’à ce qu’on me les change.

T.V : Mon choix de rejoindre la chaîne a été déterminé par les conditions du direct de l’émission. Moi qui ai fait des matinales sur Infosport+, enregistrées la veille à minuit, avec l’obligation de tenir compte d’hypothétiques résultats dans tes lancements… Là, le direct, les bugs humains ou techniques, même si nous n’en connaissons pas beaucoup, c’est ce qui fait le sel de l’exercice, c’est génial. C’est ce qui me fait vibrer.

Charles Biétry vous a engagés en vous proposant directement la Matinale ou avez-vous discuté de différentes possibilités avant de vous retrouver ensembles ?

V.L-M : moi, il m’a appelé pour la matinale en me disant, « je ne peux pas te dire avec qui tu seras associée, mais je pense que ce sera merveilleux, ça va faire un bon duo », c’était ses mots.

T.V : Pareil pour moi, il m’a tout de suite vendu le projet, mais avec moi il a dit « formidable et pas merveilleux » (rires)… »

Et il vous engage et vous donne une feuille blanche ? Sans indications ?

V.L-M : oui, une feuille blanche ! Nous avons tout imaginé de A à Z. Jusqu’à la petite virgule et le nom des petites virgules de l’émission.

T.V : nous avons tout choisi, même les chefs d’édition, les journalistes avec qui on voulait travailler. Au final nous sommes 6, avec 2 chefs d’édition : Steven Le Diagorn et Eric Camacho et deux journalistes Florian Demez et Baptiste Vendroux.

D’où viennent vos inspirations pour créer un tel programme ?

T.V (on sent qu’il va plaisanter) : le film préféré de Vanessa Le Moigne, c’est « Morning Glory » (Vanessa rigole) avec Harrison Ford et, comment elle s’appelle ? (Vanessa ne répond pas. Diane Keaton et Rachel McAdams, ndlr)…Et dire que c’est ton fil préféré ! (ça chambre !) Nous sommes donc allés le voir avant de se mettre à cogiter sur l’émission.

Le pitch de Morning Glory  (sur Allo Ciné, ndlr) : « Bien qu’elle soit jeune, jolie, dynamique et ambitieuse, Becky Fuller est en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale.
Aussi, lorsqu’on propose à cette productrice TV de reprendre « Daybreak », la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter.
 »

(Thomas) De mon côté, j’adore les morning show américains, avec, comme je l’ai dit tout à l’heure, une vraie préférence pour Sportsnation d’ESPN America (présenté par Colin Cowherd et Charissa Thompson et diffusé du lundi au vendredi, ndlr)  qui est pour moi la référence du genre, décalé, humoristique, tout en étant rigoureux. Et puis j’adore le sport US et je regarde tout le temps ESPN America.

V.L-M : et moi j’ai aussi bossé pour Cauet dans ma carrière. J’écrivais des sketchs, je montais, je cadrais, je réalisais… mais j’ai commencé par l’info, sur Yvelines Première, puis bien sûr l’Equipe Tv et Orange Sport. J’ai toujours eu ces deux sensibilités. J’ai besoin de fond, donc de l’info, j’adore le sport, mais en même temps je me préoccupe beaucoup de la forme. J’étais malheureuse quand j’avais des JT de 7 minutes à faire et où tout était cadré. A la fin, à l’Equipe Tv, on commençait à me laisser de la liberté, je mettais des musiques pour lancer des sujets sur Ancelotti, etc. Mais ce n’était pas la même liberté qu’ici. Là, j’ai le fond, car quoi qu’il arrive tu as l’information sportive que tu attends, et nous avons pu travailler la forme, ce côté convivial, détendu, drôle parfois. Ce sont parfois juste de petits détails à ajouter, mais qui font que ton émission va ressembler à tout autre chose.

T.V : Et pour revenir sur ce que disait Vanessa tout à l’heure, nous n’en sommes qu’à la version 1 ! En septembre, il y aura des évolutions.  De toute façon, forcément, nous nous démarquerons des autres matinales parce que nous sommes titulaires de nombreux droits, nous aurons des images que les autres n’auront pas. A nous de trouver des moyens originaux de les mettre en valeur.

V.L-M : Par exemple, depuis que la Ligue 1 a commencé, nous avons un film de la Ligue 1. Mais comme nous avons aussi un top 10 des plus beaux buts, ce film nous propose des images avec une écriture décalée, originale. Il est réalisé par une journaliste qui vient de France télévisions, Charlotte Gabas. Nous, on veut donner aux gens qui nous regardent le truc qu’on appelle de « la machine à café ». C’est-à-dire, le matin, quand tu arrives au boulot, si tu parles de l’émission à tes copains, tu auras retenu : l’image du jour, l’info du jour et la vanne du jour. Si c’est le cas, notre contrat est rempli.

Beaucoup d’interaction aussi avec le public via les réseaux sociaux. C’est une des nouvelles contraintes de la télé moderne ?

V.L-M : je ne sais pas si c’est une contrainte, mais c’est quelque chose que nous avons posé comme base nécessaire et indispensable de l’émission lorsque nous nous sommes penchés sur sa création. C’est la première chose à laquelle nous avons pensé, sans savoir ce qui allait être mis en place par la chaîne dans ce domaine, tel que le #purelive pour les matchs de foot (matchs sans commentaires audio avec incrustation de messages Twitter d’anonymes, ndlr). Et de nombreuses rubriques de l’Expresso font appel aux internautes et aux membres de réseaux sociaux. Ils nous donnent des idées, on reprend à l’antenne certaines de leurs plaisanteries en les citant, etc.

« Je vais commenter du handball sur Bein Sport »

 

Thomas, l’animation d’un magazine tel que « l’Expresso » n’était pas spécialement une voie vers laquelle tu t’orientais. N’as-tu jamais eu envie de faire du commentaire sportif par exemple ?

T.V : Il est évident que je me retrouve complètement dans ce que je fais aujourd’hui, même si je reste très fier de tout ce que j’ai fait avant. Et me lever à deux heures du matin pour aller à trois heures au boulot n’est pas fatigant. C’est ultra enthousiasmant. Nous sommes une petite équipe, ultra soudée et on fait un produit balèze.

Quant au commentaire, c’est bien que tu poses cette question, car c’est l’autre critère qui m’a décidé à accepter de quitter le groupe Canal+ pour venir ici. A Canal, je n’aurais pas pu faire de commentaire. Toutes les places sont prises. Et là, la chance que j’ai d’être ici, c’est que notre portefeuille de droits est si important que les perspectives de pouvoir faire du commentaire sont réelles. D’ailleurs, je vais en faire, quand la Ligue des champions de handball reprendra et de la D1 de hand féminine

Commenter du hand ?

T.V : Oui, j’adore ce sport. Je l’ai pratiqué pendant quinze ans. J’avais dans ma chambre un poster de Thomas Svenson, le gardien suédois. Je me suis nourri de hand quand j’étais jeune. Je vais donc me lancer dans le commentaire avec Benjamin Charolais qui commente le hand chez nous. Ensuite, qui sait si je ne ferais pas autre chose en fonction des droits dont on fera l’acquisition dans les mois ou les années à venir. J’adore le basket NBA aussi.

« Il n’y a rien de plus vexant que d’être considérée comme la femme qui fait jolie sur un plateau. »

 

Vanessa, Nathalie Iannetta (Samedi Sport, Ligue des Champions, Matinale) et Isabelle Ithurburu (Jour de Rugby) sont à la tête de beaux magazines à Canal+, Céline Géraud, si la rumeur se confirme pourrait prendre en main Stade 2, France Pierron sur l’Equipe TV… Sens-tu que quelque chose a changé dans la mentalité des dirigeants des chaînes de télé concernant la place et le rôle d’une journaliste dans le milieu du sport ?

V.L-M : Il y a deux choses. Nathalie Iannetta a ouvert la voie. C’est elle qui a le plus galéré. Je l’ai vue quand j’étais plus jeune, j’avais 18 ans, j’assistauis à des réunions de rédaction, et j’ai vue comment elle a dû batailler pour s’imposer. Elle a un charisme et une volonté de malade. Elle nous a ouvert la voie et je l’en remercie. Elle, sa place, elle n’a plus besoin de la mériter. C’est acquis. Elle sait ce qu’elle vaut et ses patrons comme les téléspectateurs le savent aussi. En revanche, je remarque encore aujourd’hui qu’il subsiste deux écoles. Celle qui fait confiance aux femmes pour leurs qualités professionnelles, et Charles Biétry fait partie de cette école.

Et il y a l’autre école, qui prend la journaliste comme prétexte, une caution féminine. Et il n’y a rien de plus blessant que de se rendre compte qu’on est une caution ; et là c’est la combattante féministe qui parle ! Mais ça existe partout, dans de nombreuses chaînes, et pas à l’Equipe TV en particulier qui, comme d’autres, a connu cette période « prétexte ». Du coup, on ne se sent pas bonne, on a l’impression de n’avoir aucun autre atout que son physique.

Il n’y a rien de pire et de plus vexant pour nous que d’être considérée comme la femme qui fait jolie sur un plateau. Quand on veut me faire travailler, j’essaye de savoir pourquoi, de poser les questions, de savoir quel est le plus que je peux apporter. Charles Biétry a eu cette démarche en se demandant qui pouvait représenter ce qu’il pensait être la chaîne qu’il voulait. Et je suis très heureuse qu’il ait pensé à moi ou à Mary Patrux ou Marie Portolano qui ont du talent. Me concernant, et même si je l’avais croisé à l’époque où il était à l’Equipe TV, je sais qu’il s’est bien renseigné sur moi pour être sûr de son choix. Après, j’arrive ici en désirant apprendre. Je n’arrive pas en sachant tout faire et en connaissant tout. Et j’en ai encore beaucoup à apprendre (rires)

Ca a dû radicalement changer vos vies quotidiennes d’accepter une matinale ?

T.V : c’est très variable en fonction de nos habitudes de vie. Pour parler de ma vie personnelle, je me suis très récemment installé avec ma copine (Vanessa rigole – oui, j’ai envie de parler de ma vie ! rétorque Thomas toujours sur le mode de la plaisanterie). Alors oui, animer une matinale c’est un peu compliqué car je ne suis vraiment pas un couche-tôt de nature. J’ai vécu toute ma vie, même dans les émissions que je faisais, à terminer vers 1h ou 2h du matin, et c’est l’heure à laquelle je dois me lever maintenant ! Donc autant te dire que ça change du tout au tout ma vie sociale. Désormais, je me couche vers 23h et je me lève à deux heures du matin. Mais je dors deux trois heures  en plus dans l’après-midi. Ce qui me fait 5-6 h de sommeil par jour. Et je récupère beaucoup pendant mes jours de repos puisque nous effectuons une rotation sur le rythme 4j /3 jours puisque l’Expresso c’est 7/7. Donc il est plus facile de gérer maintenant. Mais au début, lors du lancement de la chaîne, nous étions là 7 jours sur 7 pour l’Euro, et ce fut très compliqué physiquement. Nous avons tenu grâce à l’excitation que nous procure cette aventure, grâce à l’énergie qu’elle nous donne. Du coup, encore aujourd’hui, je me lève à deux heures du matin sans jamais trainer au lit. Il m’arrive même de devancer la sonnerie de mon réveil de quelques minutes. Je suis dans le rythme, même si ce n’est pas facile tous les matins (rires).

V.L-M : Moi, je pense que j’ai un problème de thyroïde (rires) ou d’hyperactivité, ces horaires ne posent absolument aucun problème. C’est même limite moins dur qu’avant que je n’arrive à Bein Sport car je faisais le matin et parfois le soir à l’Equipe TV. Je ne suis pas faite pour faire des horaires classiques 8h-19h. J’aime travailler tôt le matin ou tard le soir, ce sont des ambiances différentes, particulières. Et en même temps, on peut faire d’autres choses pendant la journée. Je fonctionne donc un peu comme Thomas. Il peut m’arriver de tomber de sommeil à 20h, mais généralement c’est 22-23h. Et j’essaye toujours de récupérer aussi dans la journée avec un somme de 4h dans l’après- midi.

T.V : Finalement, cette récupération dans l’après-midi permet d’entretenir tout de même un semblant de vie sociale car je peux tout à fait prendre un verre avec mes copains le soir après 19h et même faire des diners, même si à 21h30 il peut m’arriver de piquer du nez dans mon Gaspacho (rires). Enfin, indispensable, quand je rentre chez moi, avant de me coucher pour la sieste de l’après-midi, je fais du sport tous les jours, pour décompresser, évacuer la tension et pour me mettre dans un état de bonne fatigue et bien dormir ensuite.

Donc concrètement, vous arrivez à 2h30, vous animez de 6 à 9h et vous restez après l’émission la matinée au bureau pour préparer la prochaine.

T.V : oui, c’est ça même si Vanessa est très pointilleuse sur la préparation de l’émission et reste toujours un peu plus tard que moi.

Allez, pour terminer, puisque vous avez instauré « la musique du jour » dans l’Expresso, musique que vous qualifiez parfois vous-même de « la musique pourrie du jour » sur Twitter lorsque vous faites appel aux suggestions de vos followers, quelle est votre préférée ?

V.L-M : moi, c’est Gold ! Mais ce n’est pas pourri hein ! Fais gaffe ! (rires)

T.V : cette musique du jour, c’est notre « kiff » quotidien. Moi j’ai un peu des gouts pourris, j’avoue, car je suis très années 80 (rires) et quand je propose, souvent on se moque de moi. Mais, si je ne dois en choisir qu’une ce sera « Toute première fois » de Jeanne Mas, car c’est la première musique diffusée dans le premier numéro de l’Expresso.

Pour conclure, vous vous amusez hein ?

T.V et V.L-M en choeur : Oui ! C’est ça !

Propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc, en exclusivité pour En Pleine Lucarne.

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Vincent Rousselet-Blanc

(9) Readers Comments

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  2. Très belle émission rythmée et décalée. En revanche, je demande la mise au placard de cette dinde de Vanessa Le Moigne : quelle misère intellectuelle cette fille qui n’a que sa plastique de cagole pour elle.
    Quand on voit la différence avec Marie Portolano, vive, et qui transpire l’intelligence, je ne comprends que l’autre cruche soit maintenue à l’antenne

  3. Tout d’abord, très belle interview !

    Concernant les 2 animateurs :

    - j’ai découvert Thomas Villechaize sur Sport+. Et j’ai adoré le personnage : il mélange avec talent compétence et humour. Je trouvais qu’il n’avait pas beaucoup de places pour s’exprimer

    - Vanessa Le Moigne, je ne la connaissais pas avant son arrivée sur BIS. Mais je l’ai bien aimé dans la pastille de présentation des animateurs.

    Du coup, j’ai regardé 2 ou 3 fois cette Matinale. Bien qu’ils manquent encore de moyens, le ton est assez plaisant et permet de se lever dans la bonne humeur.

    Par contre, et c’est le danger de toutes les chaines diffusant du sport, les images ne doivent pas être un sujet mais juste un outil d’illustration. Il ne faut pas montrer des images juste parce qu’on en a mais seulement parce qu’elles sont pertinentes. (Et pareil pour l’utilisation des réseaux sociaux).

    Enfin sur l’horaire : pourquoi commencer à 6h, plutôt qu’à 7h ? Quelqu’un qui allume sa télé le matin commencera par les chaines toutes infos généralistes avant de zapper sur d’autres chaines. Donc ils peuvent se permettre de commencer plus tard.

    Bref, vous avez construit une bonne base de travail qu’il faut bien sûr améliorer. Mais vous avez pour l’instant fabriqué la meilleure émission de la chaine.

    * Dans l’idéal, je verrais plus ce type d’émission programmé en access à la place de Ruiz (qui est insupportable de bavardage).

  4. Visiblement BeInSport dans ses journaux a décidé que le rugby (à 15) n’existait pas. On préfère en faire des caisses sur des sports de combat super connus…à l’étranger. Retour sur Infosport envisagé pour moi.

  5. Merci beaucoup pour cette belle interview ,j’adore cette émission et je dois dire que Vanessa Le Moigne et Th.Villechaize y sont pour beaucoup.Quand se sont d’autres présentateurs j’aime moins.J’aime leurs compétences leur naturel et leur bonne humeur

  6. Franchement, j’ai testé, mais bon à part le foot c’est pas terrible niveau info. Trop de foot tue le foot et c’est 95% des infos…Et puis un reportage par semaine sur le ramadan, c’est probablement une commande de Nasser, mais ça se voit quand même. Sinon, bravo pour la revue de presse.

    Alors plus de multisports sera le bienvenue….

  7. Super itw, merci. Je regarde pas la tele à cette heure là mais ça donne envie de faire une exception

    Je note qd meme un truc choquant !
    Infosport enregistre ses matinales à minuit…
    Waouh, tu m’etonnes qu’on s’endort devant, vive la reactivité

    C tellement leur emission que ça doit etre limite frustrant pour ceux qui les remplacent (trois jours par semaine plus les vacances c bcp), de se mettre dans leurs pantoufles. Je serais curieux de savoir s’ils peuvnet y mettre leur touche perso

    Idem, le sport c avant tt le week end, un peu etonnant de pas mettre les titulaires mettons du samedi au mardi ou du vendredi au lundi

    En tt cas, ct deux journalistes chouettes avant, donc forcement un excellent choix

  8. Bravo pour cette interview !

  9. Bravo « enpleinelucarne » pour cette très sympathique interview. On y apprend pas mal de chose.

    D’ailleurs merci de me permettre de confirmer une remarque je me suis faite: je me doutais qu’ils avaient comme référence « sportsnation » sur Espn. Le ton, l’interactivité et l’infographie est similaire. Sportnation passe le matin sur Espn america en même temps que l’expresso. Il suffit de zapper entre bein et espn pour s’en rendre compte :)

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