Football Les News — 30 juin 2012

Depuis le début de cet Euro, Ma Chaîne Sport a proposé un talk quotidien baptisé « L’œil de Raymond ». Vous aurez bien évidemment reconnu derrière ce prénom l’ancien sélectionneur tricolore Raymond Domenech, qui débriefe des matchs en compagnie du trublion Nicolas Vilas. Nous les avons rencontrés quelques minutes avant de prendre l’antenne. L’occasion pour nous de les questionner sur leur collaboration et sur le bilan de ce mois d’Euro. Morceaux choisis.

Comment vous préparez vous quotidiennement pour un magazine comme celui-là ?

Nicolas : On se lève tard vu qu’on finit tard le soir l’émission. On fait d’abord une revue de presse. On a la chance d’avoir toutes les langues représentées dans notre rédaction, donc on voit comment les matchs ont été traités ailleurs en Europe. C’est important vu qu’on ne parle pas que de l’équipe de France. J’arrive vers 16H en rédaction, je regarde ce qui se dit un peu à la télévision puis nous peaufinons le conducteur. L’équipe se charge de tout ce qui est illustration dans l’émission.

Raymond : Moi, j’ai fait comme si j’étais encore sélectionneur. Je regarde toutes les informations sur toutes les équipes. J’ai vu les matchs de préparation des équipes. J’essaye d’être le plus près possible de leur vérité.

Justement Raymond, quel éclairage vous apportez dans votre quotidienne « L’œil de Raymond » ?

Raymond : J’essaye d’être plutôt technique. Je ne veux pas commenter les commentaires des autres. J’essaye d’avoir une vision de ce que je vois sur le terrain en fonction de mon vécu. Surtout apporter une analyse de ce qui se passe sur le terrain.

Comment se passe la cohabitation pendant ce mois d’Euro ?

Nicolas : Très bien. Je ne connaissais pas Raymond avant de faire le magazine Tribune foot cette année avec lui. A MCS on avait vraiment envie qu’il soit notre consultant permanent, c’était vraiment notre choix premier. Après, lorsqu’il était sélectionneur, j’ai forcément critiqué ses choix. Mais je n’ai jamais trop compris qu’on s’attaque à l’homme. En tout cas c’est un mec génial, super drôle. On disait souvent quand il était sélectionneur, que c’était quelqu’un de très ouvert, de très cultivé, qui aime manier le verbe. Il est réellement comme ça.

Raymond : Avec le portugais (rires). Très bien. Je pense qu’il connait bien le foot. Il sait poser les questions et écouter les réponses, ce qui n’est pas évident dans ce métier.

Comment se sont passées les premières éditions du magazine ? Quel bilan en tirez-vous ?

Nicolas : Vu qu’on le vit de l’intérieur, on n’est pas forcément objectif. Après, on est plutôt satisfaits de ce qu’on fait. Nous n’avons pas beaucoup de moyens, nous sommes une chaîne à dimension humaine. Nous n’avons pas d’images, mais nous avons quand même réussi à illustrer ça de façon intéressante en signant avec une agence de photos. Les retours que j’ai eu de mon côté sont bons. Que ce soit des gens de la profession ou de certains confrères. Editorialement parlant, on a réussi à toucher ce qu’on souhaitait.

Après les premières éditions avez-vous apporté des modifications ou des ajustements ?

Nicolas : C’est un petit format. Dans l’idée c’est assez simple. On a perfectionné certaines choses peut être plus dans le ton que dans le contenu en lui-même. On ne va pas chercher à faire des choses hyper compliquées sur 12 minutes.

Quel bilan tirez-vous de cet Euro 2012 ?

Nicolas : Je trouve ça pas mal. En termes d’organisation par contre je trouve que c’est n’importe quoi. Entre les problèmes de racisme, de sécurité ou autres, c’est incompréhensible que l’euro se déroule là. Sportivement, je suis plutôt content. Ce que j’ai bien aimé, c’est qu’il n y a pas eu de joueur en particulier qui s’est dégagé. Les équipes à individualités, comme les Pays Bas ont complétement raté leur compétition. On revient à l’essence même de ce qu’est le foot, c’est à dire un sport collectif.

Raymond : C’est un Euro agréable à voir. Même un zéro à zéro peut être le meilleur match de la compétition (Italie – Angleterre). Il y a des buts, ça joue bien. Les meilleurs sont là, il n y a rien à dire. Sur les quatre demi-finalistes on ne peut pas dire grand-chose, ils le méritent amplement.

Qu’avez-vous pensé de l’équipe de France ?

Nicolas : Ce qui est con c’est que cela fait deux ans qu’ils essayaient de se racheter une nouvelle image et on a vu comment cela s’est terminé. C’est triste. On est encore la risée du monde entier. Sportivement c’est pas mal un quart de finale, mais c’est l’image renvoyée qui me gêne. Je pense que le désamour que les gens ont pour le football ne va pas s’arranger avec ça.

recueillis par M.B

 

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Vincent Rousselet-Blanc

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