Du 18 au 25 mars, toute la natation française aura les yeux rivés sur Dunkerque et sur Eurosport pour le rendez-vous incontournable de l’année : les Championnats de France, qualificatifs pour les Jeux Olympiques. Dans une ambiance électrique et passionnée, les nageurs français vont livrer un combat acharné pour espérer décrocher le précieux sésame pour Londres cet été.

A évènement exceptionnel, dispositif exceptionnel : l’arrivée de deux nouvelles recrues dans une équipe déjà bien fournie : Laury Thilleman, Miss France 2011, et Philippe Lucas.

Lors de la conférence de presse de présentation du dispositif d’Eurosport, nous avons pu nous entretenir avec Laury Thilleman. Alors Laury, Eurosport, vrai tremplin vers le journalisme sportif ou ne serait-ce que l’une des nombreuses activités parmi d’autres rendues possibles par le titre de Miss France ?

Après la présentation du Top 10, la rétro des meilleurs moments d’Eurosport en 2011, te voici à nouveau à l’antenne à l’occasion des championnats de France de natation. Journaliste sportive à la télé, ce serait une voie sérieuse ?

D’abord j’ai toujours aimé le sport, et dans ma famille aussi, avec un père ancien commando marine, passionné de sport. Il m’a initiée à tous les sports possibles et imaginables (rires) : natation, vélo, etc. Ensuite le monde des médias m’intéressait et lorsque tu es Miss France tu le découvres de l’intérieur car pendant un an j’ai énormément gravité dans ce milieu entre les interviews, les reportages et de très nombreuses sollicitations. Le monde des médias a donc fait partie de mon quotidien et je me suis senti à l’aise avec. Et puis j’adore lire l’Equipe. Quand je monte dans un avion, c’est le premier journal que je prends.

Quant à Eurosport en particulier, la chaîne est venue me démarcher à peine trois jours après la fin de mon année Miss France. Arnaud Simon, le directeur, et Jérome Papin, le responsable éditorial, m’ont invitée à discuter pour voir ce que l’on pourrait faire ensemble. Ils souhaitaient un regard décalé et féminin sur l’actualité sportive et ça a donné la présentation de l’émission best of de fin d’année.

Devenir journaliste est-ce une opportunité déclenchée par Eurosport ou un rêve de petite fille ?

J’ai toujours rêvé d’être Claire Chazal ! Quand j’étais petite, le présentais mes propres JT à la maison, devant un petit tableau sur lequel j’écrivais les titres, etc. Ce métier m’a toujours fascinée, que j’ai toujours eu envie de découvrir même si ensuite j’ai fait une école de commerce. Je n’ai donc pas fait la formation nécessaire pour y arriver. C’est Miss France qui m’a formé en fait et qui m’a permis d’atteindre cet objectif. J’espère aujourd’hui que ça ne s’arrêtera pas à la natation et à Eurosport et que ça ira plus loin. En tout cas, je suis heureuse car Eurosport me forme et m’apprend beaucoup de choses qui me serviront par la suite.

En ce qui concerne ta participation à l’antenne sur les championnats de natation, suis-tu une formation particulière ou Eurosport te demande juste d’être naturelle ?

Je travaille avec les équipes d’Eurosport bien sûr, je m’informe sur les nageurs, sur la compétition, mais la chaîne souhaite avant tout que je reste moi-même, que j’apporte justement ce regard décalé, déconnecté des stats ou des données purement sportives. Mon rôle sera de faire le lien entre le bassin de compétition et le bassin de récupération et d’interviewer les nageurs sur des thèmes qui les feront plus s’exprimer sur eux-mêmes, sur leurs émotions, sur leur quotidien de sportif, sur les coulisses de leur discipline, et non pas sur la performance pure. Pour l’aspect purement sportif, ce sera le rôle des spécialistes qui composent l’équipe d’en parler (Sophie Kamoun, Christophe Bureau, Jérome Papin, Alexandra Elizé, ndlr)

Mon rôle sur les championnats de France de Dunkerque sera donc de poser des questions que les téléspectateurs aimeraient poser mais n’oseraient peut-être pas. De faire découvrir aux gens la difficulté de cette discipline et son quotidien à travers les témoignages des sportifs. Il y aura certainement des pleurs ou de la joie intense car cette épreuve est qualificative pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. Ce sera à moi de gérer ces émotions. Et les téléspectateurs veulent aussi vivre les émotions des sportifs.

L’équipe natation d’Eurosport : S.Kamoun, C.Bureau, A.Elizé, J.Papin, L.Thilleman

Tu te sens capable de gérer ces émotions, surtout en cas de défaite et d’élimination pour les JO de l’intéressé ?

C’est justement mon côté féminin qui devrait m’aider à les aborder d’une façon différente des journalistes spécialisés. Eurosport a envie de ça et moi aussi j’ai très envie de dépasser cet aspect chrono ou technique. Mais j’ai bien conscience que j’ai une grosse pression sur les épaules car ces championnats de natation possèdent un caractère sportif extraordinaire cette année, avec la qualification pour les JO, il y aura beaucoup de tension et d’émotion dans les bassins et autour, on va assister à des courses impitoyables et c’est une épreuve très importante pur Eurosport. Mais je me sens prête à relever le défi. Je sais qu’Eurosport compte vraiment sur moi, que je ne suis pas là juste pour faire beau dans le décor, c’est un vrai test pour moi, un nouveau challenge à relever, que je n’aurais peut-être jamais l’occasion de revivre, je suis donc très excitée par cette aventure avec Eurosport. Et c’est ce dont j’ai toujours rêvé donc je suis la jeune femme la plus heureuse du monde.

Eurosport s’est donné l’image d’une chaîne qui met de nombreuses femmes à l’antenne dans ses différentes émissions. Animer un talk sur la chaîne pourrait-il faire partie de tes envies ?

Il est vrai que l’on voit beaucoup d’hommes présenter le sport à la télé. Bien sûr que je me sentirais à l’aise si l’on me faisait une telle proposition. Maintenant, je n’ai que 20 ans, je surfe sur la vague. Eurosport n’est pas mon activité principale, Miss France me permet de vivre aujourd’hui diverses expériences, dans la mode, la pub, la Com, le journalisme. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer, j’accumule, je teste, je m’épanouis et je n’ai  encore pas de plan de carrière. Je profite de tout ce qu’on m’offre comme opportunités et on verra bien plus tard. Pour le moment ce sont les championnats de France de natation qui occupent mon esprit.

Propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc pour En Pleine Lucarne

Championnats de France de Natation / Sélections Olympiques

Rendez-vous, du 18 au 25 mars, à 17h30 sur Eurosport

 

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