Autres Sports — 20 février 2012

Après un Open d’Australie satisfaisant et une participation à l’Open Sud de France de Montpellier, Richard Gasquet, n°2 français et 16e mondial, revient sur son début de saison et ses ambitions avant de disputer l’Open 13 de Marseille qui sera diffusé du 21 au 26 février en direct sur Sport+.

Après Montpellier, vous voici engagé à Marseille. Jouer en France, c’est important, même si ces tournois ne sont que des Masters 250 ?

Je tenais beaucoup à jouer l’Open Sud de France car c’était chez moi à Montpellier. Ca me permet de voir la famille, les amis, de respirer un peu, de retrouver le public français. C’est une parenthèse agréable dans une saison. Mais tous les tournois sont importants 250, 500 ou Masters 1000.

Vous avez été éliminé en 8e de finale de l’Open d’Australie. Déçu par votre parcours ?

C’est toujours une déception de perdre mais, dans l’ensemble, je suis satisfait d’avoir atteint la 2e semaine. Mon jeu se met en place, j’ai réussi à retrouver une bonne place au classement mondial, tout cela est encourageant.

Avez-vous souffert de la pression qui s’est abattue très jeune sur vos épaules et en êtes-vous libéré aujourd’hui ?

Oui c’était pesant car quand on est très jeune il n’est jamais facile de répondre aux attentes que l’on place en vous. Surtout quand elles sont assez élevées. Mais je suis maintenant beaucoup plus âgé et c’est évacué. Ensuite, après ma suspension (en 2009, ndlr), franchement, je ne pensais pas revenir aussi proche des 10 premiers. Je suis très heureux d’être revenu à ce niveau.

Quelles sont vos ambitions et que vous manque-t-il pour les atteindre ?

Retrouver le Top 10 dans lequel j’ai déjà figuré. Je n’en suis pas si loin et je me rapproche vraiment de mon niveau de 2007. Aujourd’hui, il est évident qu’il y a quatre joueurs intouchables, Djokovic, Nadal, Federer et Murray. Ils ont un niveau impressionnant. Mais pour les battre, il faut que joue un peu mieux, que je gagne des matchs et en régularité pour arriver en confiance sur les courts, que je travaille mon physique, que je prenne un peu plus d’initiatives, éviter de petites erreurs, car tout se joue à des détails à ce niveau.

On attend toujours les Français à Roland Garros. Est-ce utopique ?

Ce serait bien s’il suffisait de se préparer à 1000% pour remporter Roland Garros (sourire). Malheureusement, ça ne suffit pas car il faut aller chercher des joueurs comme Nadal, Djokovic, Federer et enchaîner au moins deux ou trois gros matchs d’affilée pour remporter un Grand Chelem. Regardez les deux matchs de Djokovic en demi et en finale à l’Open d’Australie. Vous avez vu le niveau ? C’est énorme ! Et puis il y a de plus en plus de très bons joueurs sur le circuit, très physiques, ce qui complique encore plus la tâche. Le tennis est devenu de plus en plus exigeant.

Propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc pour TV envie et En Pleine Lucarne

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Vincent Rousselet-Blanc

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