Entretiens EPL L'Actu Média — 20 janvier 2012

S’il y a des élèves qui ont du être très surpris de leur rentrée des classes ce sont bien ceux du Master 1 Communication Relations Publiques et Sport (CoRePuS) à l’Université de Reims – Champagne Ardenne. En effet, parmi la vingtaine d’élève de ce cursus figure depuis septembre, un étudiant pas comme les autres : Bixente Lizarazu, le journaliste de RTL (le Club Liza), de TF1 (matchs et Téléfoot) et de l’Equipe. Quelles sont les raisons qui ont poussé « Liza » à reprendre très discrètement le chemin des écoliers ? Dans quel but ? Comment gère-t-il ses études et son activité médiatique débordante ? Pour le savoir, le mieux c’était de lui demander directement.

Alors Bixente, comme ça tu as repris une carte d’étudiant depuis septembre, sans rien dire à personne ?

Oui, j’ai essayé de faire ça discrètement, ça a plutôt bien marché puisqu’on n’en parle que maintenant (rires). Je me suis inscrit en septembre en Master 1 de CoRePuS, Communication, Relation Publiques, Sport, pour obtenir un diplôme qui, en fin d’année, équivaudra finalement à un Master 2, donc Bac +5, grâce à des équivalences et surtout grâce à l’expérience acquise à travers mes diverses activités professionnelles.

Pourquoi reprendre des études universitaires alors que tu es maintenant bien implanté dans le monde des médias ?

D’abord, je suis un perpétuel étudiant car même dans mon travail de journaliste, j’apprends tout le temps. Et je suis curieux de tout. Ensuite, comme j’aime aller au bout des choses dans tout ce que je fais, j’avais envie de compléter mon cursus universitaire qui m’avait permis, quand j’étais jeune, d’obtenir une Licence Staps (sciences et techniques des activites physiques et sportives) à l’UEREPS de Bordeaux. Une rencontre, une opportunité, m’a permis de découvrir ce cursus de l’université de Reims.

Pourquoi la Com’ et pas des études de journalisme ?

Ce Master m’a plu car il complète parfaitement la nature de mes activités actuelles. Il m’apporte ce que j’attends en termes de communication, j’apprends également à manier des outils de marketing, de gestion, de management. J’avais besoin de ces petits supports théoriques nécessaires et complémentaires à mon activité professionnelle.

L’avantage que j’ai d’exercer parallèlement en tant que journaliste me permet de réaliser les exercices plus facilement, comme cette table ronde-débat que j’ai dû animer récemment dans un studio de RTL. Je me sentais à l’aise car l’animation de mon émission de radio m’a déjà donné de bonnes bases. Mais j’ai un mémoire à préparer pour la fin de l’année.

A RTL, avec les profs et élèves de Reims, lors de l’exercice « animation de débat » (photo L’Union)

Tu te remets donc à l’endroit après avoir tout fait à l’envers (rires)

Oui, c’est exactement ça, je repars à la base. Ces études vont me permettre de théoriser la pratique que j’exerce depuis des années. C’est important car cette théorie, une fois acquise, je pourrai la reproduire ailleurs, dans mon boulot ou dans  d’autres domaines d’activités peut-être.

Aurais-tu un nouveau projet professionnel dans le viseur ?

Non, mais la vie, et la mienne en particulier, est composée de chemins différents. Reprendre des études en est un de plus. Et quand bien même j’aurais un projet, je ne t’en parlerais pas obligatoirement, tout comme j’ai préféré rester discret sur mon inscription à l’Université.

Ça fait quoi de se retrouver à nouveau dans un « amphi » ? Tu signes des autographes, tu te fais prendre en photo ?

Tu me demandes en fait « ça fait quoi d’être vieux ?  » (rires). Nous ne sommes vieux que par rapport à quelque chose. A la fin de ma carrière de footballeur, j’étais vieux comparé aux jeunes qui arrivaient. Quand j’ai commencé dans les médias, j’étais, au contraire, tout jeune. Là, à 40 ans, je retrouve mes réflexes d’étudiant du passé, sauf que j’ai pris 20 ans de plus (rires)

Tu es présent physiquement en cours à Reims ou tu bénéficies d’un programme adapté ?

Les deux. En fait, l’Université est super conciliante avec moi et mes activités. Reims n’est qu’à 45 min de Paris, donc j’organise mes déplacements à la Fac en fonction de ma présence à Paris pour mon travail. Et quand je ne peux pas me déplacer, alors je reçois les cours par Internet.

Propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc, en exclusivité pour En Pleine Lucarne (mention obligatoire)

photo : DR/Union de Reims

 

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