Autres Sports Entretiens EPL Les News — 07 décembre 2011

Si vous avez aimé « les secrets de la police scientifique » ou encore « les coulisses du Tour de France », Cécile de Ménibus vous propose ce soir une immersion inédite. A 20H40, sur Direct 8, l’ancienne pilote s’embarque dans une nouvelle aventure : le cercle très fermé de la Formule 1. Grande amatrice de sport, et pilote elle-même, Cécile de Ménibus dévoile une nouvelle facette de ses compétences. C’est avec plaisir qu’elle propose ce nouvel épisode de « 100% Immersion: au coeur d’un grand prix de Formule 1″. Pour En Pleine Lucarne, la journaliste raconte, avec passion, le concept innovateur de l’émission et nous offre un dernier tour de piste avant le grand départ.

Cécile, comment expliquez-vous le succès de l’émission « 100% immersion » ?

C’est un magazine positif. J’ai beaucoup entendu, que ce soit dans la police ou dans le sport, que l’intérêt était de chercher la petite bête ou l’image du magazine télé qui montre forcément des gens allongés par terre avec des menottes ou en train de se faire tabasser. Non, je n’ai pas du tout envie de proposer cela. Ça ne m’intéresse pas. Mon intérêt, c’est de faire partager la manière dont les gens ressentent leur métier, vivent leur métier et comment, ils travaillent au quotidien. Ensuite, tout ce qui est « affaires », je ne m’en préoccupe pas.

Après les sapeurs-pompiers ou encore le Tour de France, vous nous plongez dans les coulisses de la Formule 1. Que va t-on découvrir ce soir ?

La formule 1 est un sport qui doit se regarder autrement. Vous voyez, la F1 est extrêmement bien présentée sur TF1. Le problème, c’est que l’on a pas le temps de comprendre, c’est plus pour les initiés. Notre mission est de se demander comment ce sport peut avoir un intérêt dans notre quotidien ? Pourquoi fonctionne t-il ? Quelles sont ses contraintes ? Nous avons pris plusieurs angles : comment travaillent les gens dans une écurie, comment fabrique t-on des carburants spéciaux et pourquoi, ces carburants ne sont pas semblables à ceux de la pompe de « monsieur tout le monde » ! Nous abordons aussi la construction de circuits et ses questions de sécurité. Bien sur, on s’intéresse aux pilotes. Les gens pensent qu’il suffit de passer la première et la deuxième puis de conduire. Pourtant, c’est énormément de contraintes.

Il est important de montrer la précision de ce sport, et quand j’utilise ce mot, j’insiste vraiment : la précision de ce métier où tout est calculé au gramme, au dixième de seconde. Pour vous donner un exemple, peu de gens le savent, lors de l’arrivée, quand le drapeau à damier s’agite, il faut vous assurer que vous arriviez presque en panne d’essence ! Tout est calculé ! Le but étant de montrer toutes les facettes : du manufacturier au raffineur en passant par les constructeurs. Comme pour le Tour de France, c’est coté coulisses. On traite le sujet de l’intérieur. Généralement, on ne prend pas le temps de s’arrêter sur toutes les personnes qui sont dans les caravanes et qui assistent les coureurs par exemple.

« Cette émission vous donne l’envie de tout ! »

La Formule 1 est réputée pour être un milieu assez masculin et surtout très fermé. Difficile de recueillir des informations ?

J’ai travaillé en F1, donc je connais un peu le milieu. Néanmoins, toutes les émissions que j’ai faite étaient très masculines, à part celle concernant la police scientifique, où j’étais très étonnée de trouver beaucoup de femmes. Moi, je suis dans les coulisses, mais je suis ni d’un coté, ni de l’autre. Je suis discrète, tout en étant présente, pour poser les bonnes questions. Il est important de ne pas les déranger dans leurs travaux. Nous ne sommes pas là pour avoir le rapport de Cécile de Ménibus où le dialogue avec la personne connue. Je dois m’intégrer comme une bonne copine et de ce côté, ça c’est bien déroulé.

On ressent une réelle intensité à chaque émission. En étant aussi proche des gens, n’ont-ils pas été méfiants à l’idée de vous recevoir ?

Les premiers tournages étaient plus difficiles. Lorsque l’on s’est attaqué aux douanes, ils ne me connaissaient pas vraiment sous cette étiquette, ce visage. Dans ce cas, c’est important d’installer une vraie relation de confiance. Il faut savoir ne pas filmer. Il y a des choses que je n’ai pas envie de filmer naturellement et je préfère prendre moi-même la décision plutôt qu’on m’ordonne de ne pas le faire. Aujourd’hui, c’est aussi la valeur ajoutée de cette émission : elle respecte ces notions.

Vous proposez aux téléspectateurs 90 minutes de programme. Combien de temps de tournage faut-il pour réaliser de telles enquêtes ?

Cela dépend. La formule 1 s’est faite en six mois. C’est très compliqué vu les calendriers. Un week-end par ci un week-end par là, les horaires ne sont jamais les mêmes et le décalage horaire entre en jeu. Sinon, cela oscille entre 20 et 25 jours de tournage. Pour la police scientifique ou l’anti-gang, un meurtre et vous devez vite vous habiller et partir. Le Tour de France c’est un mois. Un début, une fin. Ça, c’est l’avantage. Après, vous pouvez faire un voyage, à peine revenir qu’il faut déjà repartir. Finir les journées à deux heures du matin pour se relever à six heures ; il n’y a pas de règles.

Mais le boulot, c’est plein de notions. En fait, cela permet de rencontrer le public et de faire des rencontres fabuleuses. Le dénominateur commun de tout ça ? La passion. Ce sont des gens qui ont des milliards de choses a vous apprendre. Même si vous vivez 24 heures avec eux, et que parfois, ils peuvent en avoir un peu marre, vous vivez des événements incroyables. Comme une sorte de magie.

Vous semblez vraiment libre dans le choix des sujets ?

L’avantage dans ce programme, c’est que je prends ce qui m’amuse, m’émeut ou encore, m’étonne. Par exemple, j’adore le sport, mais je déteste le Tour de France. Finalement, j’ai adoré ! De me dire que je vais suivre des événements ou des milieux comme l’anti-gang ou la police, qui me passionnent, ou à l’inverse, des sujets que je n’apprécie pas de premier abord et savoir si je vais me prendre au jeu, c’est ce phénomène qui est intéressant.

Vous avez vécu plusieurs expériences dans les sports automobiles, l’émission ne vous a t-elle pas redonnée l’envie de replonger ?

Le problème de cette émission, c’est qu’elle vous donne l’envie de tout. Un jour vous avez le souhait d’être pilote, un autre jour vous désirez être pompier. Puis après vous vous dites, la Formule 1 c’est quand même bien…mais le Tour de france aussi ! Finalement, vous avez envie de tout faire. J’ai vraiment la chance de pouvoir m’introduire dans la vie et dans la passion de ces gens, surtout, d’en retirer plein de choses intéressantes. Je ne vois aucun coté négatif, que des choses passionnantes.

Une dernière chose pour nous convaincre de regarder l’émission ?

Vous me verrez au volant ! Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas gagné le Grand-Prix ! Mais ce qui peut paraître vraiment rébarbatif en Formule 1 ne l’est vraiment pas du tout.

propos recueillis par Steeven Devos (3e année école de Journalisme de Nice) en exclusivité pour En Pleine Lucarne

Photos Direct 8 / Thomas Vollaire

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Vincent Rousselet-Blanc

(8) Readers Comments

  1. Bel article qui nous montre cécile sous un autre angle

  2. J’ai regardé l’émission qui est pas trop mal.
    Pas trop mal car pas assez fouillé à mon avis.
    Mais ce qui m’a choqué c’est que j’ai l’impression qu’ils on filmé à l’envers. Je m’explique : je connais les circuits et quand cela tourne a droite en réalité .. dans le film c’est à gauche.
    J’en veux pour preuve à Monaco … Cécile conduit à gauche !!! on est pas à Londres …
    Bizarre ….

    • Rassurez-vous, il n’y a rien de bizarre, c’est juste que pour des raisons de publicité nombreuses sont les chaînes à devoir diffuser certaines images « à l’envers » pour ne pas exposer des marques à l’antenne. Cécile conduisait bien comme tout le monde donc.

  3. j’aime bien ces émissions de Cécile : elles apportent un angle différent auquel nous ne pensons pas! toujours intéressant de voir de « l’autre côté »!

  4. Pourquoi la roue avant gauche est en mouvement?
    Je regarderai l’émission de ce soir sans faute mais faut quand même éviter de dire que TF1 fait du bon boulot avec la F1:
    1- Pas de diffusion des qualifs (merde c’est une heure de temps, ya quand meme de la place les samedi matin non?)
    2- Des commentateurs nuls
    3- Aucune émission autour de ce sport a part la course elle meme. Regardez les emissions anglaises, les gars font des vrais interview, pas de questions du genre :
    - alors Eric (Boulier), comment vous sentez vous pour ce GP?
    - Très bien.
    - Merci bcp Eric pour cette interview exclusive!
    En tout cas, Merci d’avance Smokin Hot Cecile!

  5. La F1 m’intéresse énormément. Du coup je vais voir cette émission pour la première fois.
    J’espère que le traitement du sujet tiendra toutes ses promesses. D’avance merci Cécile pour le choix de ce sujet.

  6. Je ne savais qu’une voiture de la F1 faisait aussi grande que ca ! Ou c’est peut-etre la nana qui est pas tres grande ! Super article ! Merci pour le partage !!! Belle Cecile!!

  7. « Vous voyez, la F1 est extrêmement bien présentée sur TF1″ : top crédibilité la Ménibus !

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