Tony Parker, le meneur de jeu de l’équipe de France de basket qui fait feu de tout bois à l’Euro en ce moment (demi finale France-Russie sur Canal+), coach de « High Five », une équipe de basket de rue ? Telle est la réalité de « Baskup, Tony Parker« , le nouveau dessin animé que lancera M6 le mercredi 21 septembre, puis chaque mercredi, dans la case jeunesse M6 Kids à 7h20. Qu’en pense l’intéressé ? Pourquoi avoir accepté » un tel projet ? S’y-est il investi ? Nous le lui avons demandé après la projection du premier des 26 épisodes de 26 minutes de cette série animée, un Olive et Tom du basket. Et Tony se révèle être resté un grand enfant.

Comment est née l’idée de vous transformer en héros de dessin animé ?

Ce n’est pas moi qui y ai pensé. Il y a deux ans, la société « I can fly » m’a proposé le projet : être entraîneur d’une équipe de Streetball, les « High Five », engagée dans une compétition à travers les Etats-Unis. Ça m’a immédiatement séduit de participer à une telle aventure, de créer quelque chose depuis le début et j’ai tout de suite accepté. Leur proposition était logique car ceux qui me suivent savent aussi que je suis très impliqué auprès des jeunes avec mes camps de basket estivaux. D’ailleurs, la prod est venue me voir pendant ces stages pour voir comment je me comportais avec les jeunes, comment je leur parlais, comment je les entraînais.

Et vous avez participé à tous les stades de création ?

J’ai discuté avec toute l’équipe, je l’ai aidée à faire passer les messages sur les valeurs du basket car chaque épisode est construit autour d’un message. J’ai aussi donné des indications sur tout ce qui touche à la technique basket, aidé à peaufiner les personnages. Et puis je me suis surtout occupé de superviser ce que j’allais dire dans ce dessin animé. Mais je n’ai pas pu faire la voix de mon personnage car je n’avais pas le temps.

Pourquoi un tel investissement ?

J’aurais juste pu prêter mon nom, mais ça ne m’intéressait pas car ce programme implique mon image et porte mon nom « Baskup Tony Parker ». Je ne voulais pas faire n’importe quoi car j’ai conscience de l’impact que je peux avoir sur mes jeunes fans. Et puis j’adore faire partager mon amour pour le basket, mon expérience. Ce dessin animé est un bon moyen de le promouvoir. Pour que ça touche la cible visée, j’ai tenu à ce que les personnages soient dans un environnement crédible, adapté leur époque, que ce soit par la musique du dessin animé que j’ai confiée à mon ami Cut Killer ou leurs vêtements, leurs prénoms, leur façon de parler, leurs iPhone et autres technologies que les jeunes utilisent aujourd’hui. Je me suis aussi inspiré de vraies actions NBA même si, je le précise, ce n’est pas un dessin animé sur le basket. Ici c’est un basket exagéré, un basket de Playstation. Le sport est juste en toile de fond pour faire passer des messages.

Quels messages ?

Le travail, le respect de ses adversaires, de ses coéquipiers aussi, des arbitres, la solidarité, la tolérance, il y aura même un épisode qui tournera autour du dopage. Et se dire enfin que tout peut arriver si on y croit et que si on ne réussit pas il faut au moins avoir tout tenté pour ne pas avoir de regrets.

Ça fait quoi de se voir en dessin animé ?

D’abord c’est un honneur et flatteur. C’est surtout étrange. C’est comme la première fois que je suis apparu sur une pochette de jeu vidéo. J’ai toute ma vie joué à NBA Live et tout d’un coup je suis dans le jeu et sur la pochette. Ça fait bizarre (rires)

Votre personnage vous plaît ?

Oui, mais je suis bien plus beau en vrai (rires). J’ai aussi pris le parti de l’auto-dérision, de me présenter comme étant le pote, l’ami des jeunes, c’est réussi. Mais je sais que je vais me faire chambrer. Et je tiens à préciser que la maison que l’on voit dans le dessin animé n’est pas la mienne, malheureusement…

Les dessins animés c’était votre truc petit ?

Comme tous les gamins, j’étais un grand fan de dessins animés, et d’Olive et Tom bien sûr. Aujourd’hui, je regarde plutôt les films d’animation (rires), je n’en rate pas un. Et puis vous imaginez bien que je ne fais pas ça pour l’argent.

Et la musique, vous avez abandonné ?

Comme chanteur, oui, pour le moment, car à l’époque, quand je me suis marié (avec Eva Longoria, ndlr), ça me prenait trop de temps. Je n’arrivais pas à satisfaire à la fois mon emploi du temps de joueur NBA et de l’équipe de France, ma vie privée et les exigences de la maison de disques pour les tournées, etc. Si on ajoute à ça les tournages de publicité, ça devenait incompatible. Je n’exclus pas de reprendre un jour mais pour l’instant j’ai mis cette carrière sous cloche. Mais j’adore toujours autant la musique.

Recueilli par Vincent Rousselet-Blanc pour En Pleine Lucarne et TV envie

@photos ©TELE IMAGES KIDS/I CAN FLY

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