Les News Rugby — 26 septembre 2011

Au Racing Métro 92, le club de rugby du très médiatique Sébastien Chabal, on n’a pas aimé, mais alors pas du tout, de voir figurer dans le mythique calendrier des « Dieux du Stade » réalisé par le concurrent parisien, le Stade Français, un joueur du club de Colombes, en la personne de Henry Chavancy. Et, ce matin, dans un communiqué que nous vous livrons, le président du Racing Métro 92 effectue ce qu’il appelle un re-cadrage-débordement..et une poursuite en justice pour que son joueur n’y figure pas.

« Le Racing a souvent salué les réalisations du Stade Français et leurs bienfaits pour l’essor du rugby dans notre région. Ses succès sportifs, l’engouement populaire qu’ils ont suscité, ses matchs joués dans un Stade de France comble sont autant de réussites qui inspirent notre respect. Avec le Stade Français, le Racing cultive aussi le goût de la liberté et de l’impertinence. Sur le terrain des valeurs enfin, le combat de Max Guazzini contre l’homophobie et toute forme de discriminations est aussi le nôtre.

Que le Stade Français fasse commerce d’un calendrier où de ses joueurs posent à poil, nous n’avons rien à dire. Cette histoire n’est pas la nôtre, ces « dieux du stade » ne sont pas de notre panthéon. Qu’un joueur du Racing se retrouve, parmi d’autres joueurs d’autres clubs, dans ce calendrier 2012, nous disons alors clairement NON. Pas d’accord !…

Henry Chavancy est un très bon joueur de rugby, il est aussi un enfant du Racing. Formé au club depuis ses onze ans, il est une figure tutélaire du renouveau de notre club. Trois-quart centre talentueux, Henry aura été de toutes nos belles victoires de ces quatre dernières saisons. Sa pose dans le calendrier 2012 du Stade Français est une erreur, de jeunesse peut-être… Après en avoir discuté avec le Président Jacky Lorenzetti, Henry Chavancy a demandé de ne pas figurer dans ce calendrier. Plusieurs démarches ont été faites dans ce sens. Un avocat appuie cette demande en justice.

Max Guazzini signe la réalisation de ce calendrier 2012 qui se présente ainsi : « les sportifs nus incarnent les seuls survivants d’un monde qui a disparu. Ils essayent d’embarquer sur un bateau à destination d’horizons nouveaux. » Après avoir témoigné notre solidarité à Max Guazzini quand soufflaient les vents contraires, nous lui souhaitons désormais bon voyage, mais nous refusons que notre joueur se soit fait embarquer sur ce radeau en perdition.

Fluctuat nec mergitur ! : il est battu par les flots mais ne sombre pas. C’est la devise de Paris, que nous saluons encore…

Jacky Lorenzetti »

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Vincent Rousselet-Blanc

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