Les News — 08 juillet 2011

Si le Tour de France cycliste mobilise sur le terrain une partie des forces vives d’ASO, l’organisateur de la plus belle compétition cycliste au monde, en coulisses, la direction d’Amaury Sport Organisation représentée par Jean-Etienne Amaury, plancherait activement sur un autre type de compétition : la reprise de Sportys Group, une des agences françaises leader en Marketing sportif, qui a récemment fait les gros titres de la presse éco en annonçant sa faillite et son redressement judiciaire.

Rappelons que Sportys, dirigée par Bruno Molinas, intervenait en tant que régie publicitaire et commerciale du Stade Français Paris, du Biarritz Olympique Pays Basque, de l’USAP Perpignan, de la Ligue Nationale de Rugby et de la Coupe d’Europe de Rugby, et du Stade de Reims, qui lui réclame aujourd’hui 1,5 millions d’euros, ou encore en tant qu’organisatrice d’événements tels que le Triathlon de Paris, l’IRON Tour, le ROC d’Azur à Fréjus ( VTT), le salon du Football Galaxy Foot Porte de Versailles, pour ne citer que quelques-uns de ses principaux budgets. Ce qui rend presque incompréhensible sa faillite.

Si on peut parler de véritable compétition pour ASO sur ce dossier, c’est que le groupe aurait un sérieux concurrent dans l’affaire, en l’occurrence, la société Patrice Clerc Associés (PCA), structure de conseil en stratégie, en organisation et en accompagnement opérationnel des entreprises impliquées dans le sport et les loisirs.

Ironie du sort, Patrice Clerc, fut le patron d’ASO à partir de 2000, avant d’être renvoyé et remplacé par Jean-Etienne Amaury, en 2008, suite, entre autres, à des prises de positions intransigeantes sur le dopage, à ses critiques contre l’Union cycliste internationale et Lance Armstrong, le coureur américain dont il ne cautionnait pas le retour sur la Grande Boucle. C’est donc une lutte presque fratricide qui s’annoncerait entre le nouveau et l’ancien directeur d’ASO.

Il leur faudra désormais à tous deux fourbir leurs armes rapidement car après une audience au Tribunal de Commerce, qui s’est tenue hier (le 7 juillet), le délibéré et le jugement de plan de cession a été fixé au 12 juillet, à 14h30, date à laquelle on devrait enfin savoir qui des deux emportera Sportys dans son escarcelle. En revanche, l’histoire ne dit pas encore combien de salariés de Sportys seront sauvés dans l’affaire (on parle d’une vingtaine)

Affaire à suivre.

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Vincent Rousselet-Blanc

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