Entretiens EPL Les News — 15 juillet 2011

La veille de leur départ pour Singapour, pour s’entraîner, puis vers Shangaï, en Chine, pour y disputer les championnats du monde de natation (programme complet Eurosport et France Télévisions), l’équipe de France au grand complet a reçu quelques journalistes privilégiés à leur hôtel du Blanc Mesnil, dans la région parisienne, pour livrer leurs dernières impressions avant le départ.

En Pleine Lucarne, invité par Eurosport qui profitait de l’occasion pour annoncer la signature d’un partenariat de 4 ans avec la Fédération Française de natation, en faisait partie.

C ‘est maintenant au tour d’Alain Bernard de passer quelques minutes à nous répondre.

Ils sont importants ces quinze derniers jours ?

Nous sommes dans la dernière ligne droite, là où non pas tout se joue mais une grande partie. La pression monte, les derniers petits détails techniques se mettent en place, c’est un moment très important, mais aussi le plus excitant.

On vous voit tous réunis ici, dans la bonne humeur. La notion de groupe est-elle importante dans ce genre de compétition ?

Oui, bien sûr, même s’l faut quelques jours pour reformer ce groupe. Mais ça va vite venir car nous avons tous les mêmes objectifs, on veut tous être sur les podiums des championnats du monde donc, autour de cette même envie, on va réussir à trouver une âme à cette équipe et je suis sûr qu’on va encore bien performer cette année.

Le record, est-ce toujours un objectif quand on s’aligne sur une course ?

Moi, je vise d’abord le titre, c’est clair et je vais tout donner pour. Maintenant, le record, on y pense énormément, mais à l’entraînement, pas à la veille de la compétition et encore moins derrière le plot. Une fois derrière le plot mon seul souci est de savoir comment je vais gérer ma course, je ne pense qu’à sortir tout ce que j’ai dans les tripes. S’il y a le record au bout tant mieux mais je n’y pense pas à ce moment-là. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut d’abord faire une bonne course avant de penser à un record.

Etre favori, c’est un confort ou une pression ?

Confort non, c’est excitant. Ce n’est pas une pression non plus, car si je ne gagne pas personne ne sera plus déçu que moi. Ce n’est donc pas une pression supplémentaire mais il est vrai que c’est excitant d’être l’homme à abattre, de voir dans les yeux de l’adversaire qu’il va falloir passer devant moi. Pour ma part je n’ai pas d’adversaire figé dans la tête, je sais qu’ils sont nombreux à vouloir me passer devant c’est ça qui est bon, d’être favori et d’arriver dans la chambre d’appel et d’avoir des adversaires qui rêvent de me battre. Ca motive encore plus. C’est plus valorisant que d’arriver dans un total anonymat et essayer de grappiller des places.

Vous allez concourir sur 50m et non sur 100m votre distance de prédilection, ce sont vraiment deux courses très différentes ?

Oui. Le 50m est beaucoup plus technique. Sur 100m il faut plus à réfléchir à la façon de gérer sa course. Sur 50m, on ne pense qu’à se concentrer sur les parties techniques et on se jette à l’eau et c’est En Avant Guigamp ! (rires). On a 25 secondes pour tout donner, à ne pas réfléchir à la gestion de tes efforts. Le 50m est une course à suspense car à 15m de l’arrivée rien n’est jamais joué.

 propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc pour En Pleine Lucarne.

La fiche d’Alain Bernard

28 ans, 1m96, 90 kg

Engagé sur : 50m nage libre

Rang mondial 2011 sur la distance : 3e


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Vincent Rousselet-Blanc

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