@Kyriakos Kaziras

Non seulement Pierre Ménès n’arrive pas toujours où on l’attend, mais il a également un coeur aussi grand que la gueule quand il se met à l’ouvrir. Et, prudes lecteurs et internautes, le mot gueule na pas été choisi par effet de style mais bien parce que le dernier coup de coeur du journaliste-éditorialiste-trublion- (rayon la mention inutile) du Canal Football Club n’est pas pour un joueur ou un entraîneur de Ligue 1 à la langue bien pendue, mais pour un photographe animalier d’origine grecque, Kyriakos Kaziras. La rencontre entre les deux fut d’ailleurs aussi étonnante que les photos de faune sauvage devant lesquelles Pierre Ménès est resté en extase. Pas de doute, les deux nouveaux compères sont faits pour s’entendre… et se faire entendre. Au programme : des projets d’exposition, de livres et de création de galerie. Interview.


@Kyriakos Kaziras

- Alors Pierre, par quel miracle te retrouves-tu aujourd’hui impliqué dans la photo animalière ?

J’étais en train de m’acheter des chaussures. Et, dans le magasin, à côté de moi, il y avait un mec avec un fort accent méditerranéen qui achetait les mêmes que moi. On a engagé la conversation, on a vite sympathisé, puis, après quelques minutes, je lui ai demandé ce qu’il faisait dans la vie. Il était photographe animalier, spécialisé dans la faune sauvage. Bon, je me suis dit si ça se trouve, il a été faire trois bisons à Thoiry et basta… Avant de quitter le magasin, il m’a donné l’adresse de son site (photographe-animalier.net). En rentrant chez moi, je vais jeter un oeil dessus. Et là, je suis resté subjugué. Des photos magnifiques ! Je lui ai envoyé un mail en lui demandant si je pouvais lui acheter des tirages. Il m’a répondu : « non, non, je te les offre » et m’a invité dans un restaurant grec pour fêter ça ! Il est arrivé au resto avec plein de photos incroyables.

- De quel genre ?

Il m’a notamment montré des photos de tigre prises en Inde, d’où il revenait juste, photos que je n’avais jamais vues auparavant. Des tigres dans l’eau, puis des tirages magnifiques de guépards la gueule ensanglantée et de lions dévorant une carcasse. Ca me touche d’autant plus que j’adore les fauves. Kyriakos ne fait pas que de la photo artistique, certaines sont assez cruelles aussi. Pendant ce dîner, je découvre aussi que ce photographe ne pense qu’à se monter des safaris photos un peu partout dans le monde, sans trop se soucier de faire connaître son talent au grand public.

- Tu as donc décidé de jouer les mécènes ou les managers ?

Non, mais je trouve qu’un mec qui fait de si belles photos mérite d’être connu et reconnu. Je ne fais pas ça pour le pognon. On a d’abord décidé de faire une exposition. On a déjà choisi 20 photos qui sont actuellement en train d’être encadrées grâce à un procédé assez nouveau. Et quand on sera près, dans quelques semaines, on les exposera à l’Hotel Hilton. Ensuite, j’aimerais lui faire faire un livre.

- Tu en écrirais les textes ?

C’est envisageable car, si je ne suis pas spécialiste animalier, j’aimerais raconter ses anecdotes de tournage, de voyage, sur les différents contextes dans lesquels il a pris ses photos, parfois cocasses. Dire que ce mec à pris une baffe d’un gorille qu’il photographiait de trop près, par exemple. Il a même la photo de ce moment, même si elle est inexploitable. Des anecdotes sympas, il en a plein.

@Kyriakos Kaziras

- J’ai aussi entendu parler d’ouvrir une galerie d’art ?

Oui, on y exposerait ses photos, mais on en profiterait également pour trouver des peintres animaliers, des sculpteurs, pourquoi pas, et d’autres artistes autour de ce genre pour créer un espace artistique et culturel dédié à la faune sauvage. J’ai aussi un ami joaillier qui pourrait très bien développer des bijoux sur le thème.

- Les animaux, nouvelle passion ?

Je ne m’y connais pas encore, mais je pense que l’on va partir très rapidement tous les deux au Kenya pour qu’il me fasse découvrir tout ça. Mais rassurez-vous, je ne vais pas me mettre à la photo (rires). J’ai juste plaisir à être avec lui, on a sympathisé vraiment très rapidement. Je me sers de ma notoriété pour le mettre en avant parce qu’il le mérite et j’espère que très rapidement il n’aura pas besoin de moi. Je ne fais pas ça pour ma gloire personnelle, j’ai mon activité au CFC, aux « Spécimens » sur Canal+Sport ou mon blog sur Yahoo pour ça.

- En parlant du CFC, ça se passe toujours aussi bien ?

Oui, et plus ça va, plus je m’y sens bien. On réalise de superbes audiences malgré la concurrence de l’actualité avec le tsunami, les soirées électorales, d’autres événements sportifs comme la finale de la coupe Davis, autant de choses qui auraient pu nous faire perdre des téléspectateurs. Et pourtant on conserve un très haut niveau à l’audimat. Et puis l’émission est vraiment bien.

- Rien de nouveau en vue ?

Non, pas jusqu’à la fin de la saison et sans doute pas à la rentrée non plus. Aujourd’hui, je fais tout ce qui me plaît, ça suffit à mon bonheur et je n’ai pas trop envie de faire autre chose.

- Et le 20 juillet, on te verra dans Capitaine Khalid, le prochain film de Bensalah…

Oui. Un grand souvenir ce tournage (voir interview précédente). Et si les spectateurs rigolent ne serait-ce que la moitié moins que nous avons pu le faire pendant le tournage alors ce sera un succès…

propos recueillis en exclusivité pour enpleinelucarne.net. Mention obligatoire

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Vincent Rousselet-Blanc

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