Le 5 avril, France Galop, société Mère des courses hippiques de galop en France, et la marque horlogère suisse Longines ont annoncé la signature d’un partenariat à long terme. Une conférence de presse qui a également été l’occasion pour Hubert Monzat, Directeur Général de France Galop, et Richard Hullin, son tout nouveau directeur Marketing et de Communication arrivé de chez Adidas, de confirmer leur volonté de développer une nouvelle stratégie médiatique visant à renforcer et redonner au grand public une image sportive des courses de galop aujourd’hui bien trop souvent considérées comme de simples supports de paris sportifs en pleine expansion. Interviews

Vous avez très brièvement abordé lors de votre présentation la volonté de changer l’image des courses hippiques. Quelle orientation voulez-vous lui donner ?

Hubert Monzat, directeur de France Galop

« Face à l’explosion des paris sportifs, l’opinion publique a une image déformée des courses. Nous souhaitons donc rappeler que les courses sont avant tout un sport. Cette image liée aux paris s’explique par le fait que pendant très longtemps les courses hippiques constituaient les seuls supports sportifs pour les paris. Aujourd’hui, on peut parier sur tous les sports et nous voulons profiter de ces circonstances pour travailler sur une nouvelle image. Nous avons lancé, il y a une semaine, les « Dimanches au galop »*. Nous voulons montrer que les courses ne sont pas uniquement des événements destinés aux parieurs, mais aussi de vrais grands et beaux spectacles sportifs et récréatifs destinés aux jeunes, aux familles, et que le monde hippique recouvre bien des aspects différents et magnifiques. Ce sera d’ailleurs la thématique de notre nouvelle politique de communication : vous n’avez encore jamais vu de courses présentées comme une véritable production cinématographique, événementielle dont France galop est le metteur en scène. »

à Richard Hullin, directeur marketing et communication de France Galop

- Pouvez-vous m’en dire plus sur le sujet ?

Il y a deux catégories de personnes qui peuvent s’intéresser aux courses. Les parieurs bien sûr, qui sont extrêmement pointus sur le jeu, les paris, les performances des chevaux, puis il y a toutes les autres, qui aiment les chevaux, qui pratiquent l’équitation ou qui apprécient les hippodromes pour le spectacle et l’ambiance qu’ils procurent. Et puis, regardez qui a été élu sportif de l’année 2010 en Grande Bretagne, par exemple. Ce n’est pas un footballeur, ni un joueur de cricket, ni un golfeur, ni un joueur de rugby, mais un jockey : Tony McCoy. La preuve que les courses hippiques sont considérées comme un sport. En Angleterre en tout cas où, il est vrai, on n’a pas la même culture que les Français concernant les courses et les chevaux. Mais il y a un vrai intérêt à aller chercher des histoires sportives et humaines passionnantes dans le domaine des courses et à les apporter, par le biais des médias, à des gens qui sont susceptibles d’être très intéressés par ces histoires. »

C’est donc à vous d’apporter ces histoires sans attendre que la télé ou la presse s’y intéresse…

Absolument, parce que le milieu des courses, s’il n’est pas un milieu fermé, est un milieu de passionnés, de gens, des entraîneurs aux jockeys, qui travaillent énormément et qui n’ont pas toujours le souci ni le temps de s’occuper de leur médiatisation. A nous, à France Galop, de travailler cet aspect-là. Il y a tellement d’angles à traiter, tant de choses à faire découvrir ! Sans citer de noms, j’ai rencontré des entraîneurs qui avaient plus de 5 000 victoires en courses. 5 000 victoires, vous imaginez ? Quand on voit qu’on fait des Unes avec des entraîneurs comme José Mourinho (Real Madrid) qui accumulent aussi les victoires, pourquoi pas médiatiser ces entraîneurs de chevaux qui, de plus, ont des histoires et des vies parfois passionnantes ? Ils sont connus dans le milieu, mais pas dans le grand public. A nous de donner du sens à leur travail.

J’imagine que vous avez commencé à sonder les médias. Quels retours avez-vous ?

Je suis déjà entré en contact avec certains médias et d’après ces premiers contacts, je suis très optimiste sur la médiatisation de ces sujets additionnels à ceux sur les paris. Et je me souviens qu’il fut un temps, Pierrette Brès avait une chronique dans Stade 2. La notion de sport est donc bien attachée aux courses hippiques et je suis persuadé qu’en proposant des sujets intéressants, les gens vont vite intégrer cette notion.

propos recueillis par Vincent Rousselet-Blanc pour enpleinelucarne.net. Mention obligatoire

* du 3 avril au 22 mai 2011, France Galop fait profiter en famille et gratuitement du cadre magique des hippodromes de Longchamp, Saint-Cloud et Auteuil.

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Vincent Rousselet-Blanc

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