Entretiens EPL Football Les News — 05 janvier 2011

Il aura fallu une coupe du monde apocalyptique en Afrique du Sud pour révéler un nouveau commentateur foot sur TF1 doublé d’un journaliste capable de maîtriser dans la panique un « Téléfoot » dantesque : David Astorga.

L’ex homme de terrain des Bleus n’aspire aujourd’hui qu’à une chose : retrouver le micro. Ce sera chose faite ce week-end du 8-9 janvier, sur Eurosport où il commentera les 32e de finale de la coupe de France.
L’occasion pour « En Pleine Lucarne » de retracer avec lui son parcours, de parler de sa situation entre « Téléfoot », la Ligue des champions et l’attente d’un micro sur TF1, et d’évoquer son avenir.
L’occasion enfin de découvrir un homme qui ne s’exprime pas beaucoup dans la presse à travers ses goûts footballistiques et ses idées.
Interview…fleuve, comme d’habitude.
Tu es titulaire d’un BTS de commerce international et tu voulais devenir journaliste économique. Par quelle magie es-tu arrivé au journalisme sportif ?
- Au départ, le journalisme économique me semblait logique étant donné ma formation. Mais très vite après le BTS je me suis demandé si je voulais poursuivre dans cette voie. Dans l’école où j’étudiais il y avait une formation de journaliste sportif. J’ai essayé. J’étais assez convaincant dans les exercices qu’on me demandait de faire. Parallèlement, j’avais déjà quelques petits  contacts dans le monde du sport qui m’ont pas mal aidé à pousser des portes, notamment celle d’Eurosport où j’ai décroché un stage. Et tout s’est enchaîné.
Tu parles de contacts dans le milieu sportif. Est-ce parce que tu jouais au foot à un bon niveau avec des joueurs qui sont devenus célèbres ?
- Oui. Etant plus jeune j’ai joué en club avec Lilian Thuram puis avec Claude Makélélé. A l’époque Thuram commençait à bien marcher. Le fait de le connaître m’a aidé. 

Devenir footballeur professionnel, ça t’a effleuré l’esprit ?
- Pas vraiment vraiment. J’allais vite, je marquais des buts mais j’étais plutôt du genre footballeur un peu désinvolte et à l’époque footballeur ce n’était pas vraiment encore un métier. Et puis je jouais dans de petites villes, pas loin de Paris, mais ce n’était pas Paris. Je jouais surtout pour être avec les copains. Le foot a toujours été une activité complémentaire, pour le plaisir.
Journaliste sportif t’a permis d’assouvir ta passion du foot ?
- Non, pas au départ, car je ne voulais pas spécialement devenir journaliste foot. Mais après, c’est vrai que commenter la coupe du monde, me déplacer dans tous les plus grands stades d’Europe, voir les plus grands joueurs de très près, c’était quelque chose de génial pour quelqu’un qui aime le foot depuis tout gamin. Mais je ne suis pas devenu journaliste sportif pour compenser quoi que ce soit. 

Après 6 ans passés à Eurosport, tu arrives sur TF1, à Téléfoot…
- Oui, pour y faire des reportages. Mais très vite Eric Hannezo et Charles Villeneuve (les ex patron des sports de TF1, ndlr) m’ont demandé de faire de l’antenne en me proposant d’être « homme de terrain » pour les matchs de l’équipe de France. C’était une vraie surprise pour moi, une agréable surprise, car je venais d’arriver. Mais je sais aussi qu’on m’avait un peu fait venir sur TF1 pour les contacts que j’avais développés avec certains joueurs quand j’étais à Eurosport. 

Tu parles de contacts avec les joueurs. Dans le journalisme il y a deux écoles : celle qui pense que ce n’est pas bon d’être proche des joueurs pour pouvoir faire son travail objectivement et l’autre qui pense le contraire car cela permet d’avoir l’info. Quelle est la tienne ?
- Je ne peux pas renier certains contacts car j’ai joué au foot en club avec certains d’entre-eux, mais dans le travail je sais garder mes distances. Après, c’est quand même un milieu où il est difficile de lier des amitiés. Je pense même, avec l’expérience et du recul, que ce n’est pas franchement souhaitable dans le cadre professionnel. Je suis très content de connaître ceux que j’ai connus, c’est très bien, et ça ne m’a pas empêché de faire mon travail. Maintenant, tu as beau être copain avec certains joueurs, ils comprennent ton travail quand ça les arrange.
Gallas t’a fait un doigt d’honneur lors de la coupe du monde en Afrique du Sud. Il se l’est permis parce qu’il Il faisait partie de tes relations ?
- Non, il n’en faisait pas partie. Mais ce n’est pas la question. Thuram ou Makélélé ne se seraient jamais permis de me faire un tel geste, surtout gratuitement.
J’ai lu que certains joueurs de l’Equipe de France te surnommait « Maurice » en référence à une publicité qui clamait « Maurice, tu pousses le bouchon un peu trop loin ». C’est vrai ça ?
- J’en ai entendu parler en effet. C’est Abidal qui m’avait raconté ça. Eh bien tant mieux non ? (rires) Ca veut dire que je fais plutôt bien mon travail dans ce cas. C’est ce qui est le plus important, après je n’ai pas de problème avec les surnoms, j’en donne aussi. Il ne faut jamais perdre de vue que lorsque l’on est dans un milieu comme celui du football, on est là pour effectuer un travail, et non pour rigoler avec les joueurs. Jusqu’ici, j’estime l’avoir bien fait, avec dignité et toujours en essayant de respecter les autres. Ensuite, que les mecs me donnent un surnom ça me fait plutôt rire.

Avec un peu de recul sur ton expérience, l’homme de terrain pendant une retransmission télévisée, est-ce vraiment utile et nécessaire ? N’est-ce pas frustrant ?

- Au départ, je l’ai pris comme une chance, comme une opportunité de faire autre chose que du reportage. Ca m’a tout de même permis d’aller à la coupe du monde, de couvrir les championnats d’Europe, la Ligue des champions… L’homme de terrain est censé apporter des informations depuis le bord de la pelouse notamment en se postant près des bancs de touche. Maintenant, il est vrai que c’est devenu un rôle ingrat car lors d’une retransmission il y a des caméras partout. On voit tout, on entend tout ou presque. En plus, le champ d’action de l’homme de terrain est de moins en moins large car les contraintes de la FIFA, de l’UEFA ou parfois de la Fédération Française de Foot pendant un match officiel réduisent considérablement nos possibilités. On ne se met pas n’importe où, on ne peut pas interviewer qui on veut à la mi-temps, etc… C’est assez réglementé. A ce sujet, Fred Calenge qui m’a remplacé sur l’équipe de France, s’en sort très bien. Mais  je ne pense pas qu’homme de terrain soit un poste que l’on a envie de tenir très très longtemps car, naturellement, on a envie de progresser et de monter d’un niveau.
Ce poste d’homme de terrain t’a tout de même permis de rester dans la mémoire des Français lorsque tu as pris Maradona par l’épaule pour l’interviewer après France-Argentine. Ca te colle encore à la peau cet épisode ?
- Oui . Pas plus tard qu’hier, je suis entré dans un magasin et on m’en a encore parlé. Ca ne me dérange pas. Et puis je ne suis pas catalogué par tous pour cette histoire. Il y en a pour qui c’est Ribéry qui débarque à Téléfoot que j’animais pendant la coupe du monde, pour d’autres ce sera autre chose.  Concernant Maradona, finalement, c’est une image sympa qui reste : « Astorga, c’est celui qui a osé le faire ». C’est pas mal (rires). Je ne cherche pas à expliquer ce geste car il était complètement spontané. Je sentais bien qu’à la fin du match ça partait un peu dans tous les sens. C’était un peu la pagaille. J’ai approché Maradona. On a du se demander dans son entourage qui j’étais, ce que je faisais là. J’ai essayé de garder Maradona avec moi, de le rapprocher de moi. C’est tout. J’ai fait mon boulot.

Tu fais du reportage, tu es homme de terrain et depuis la coupe du monde tu as goûté aux commentaires de matchs. La panoplie est complète mais que préfères-tu entre ces trois activités ?

- Rires… La question ne se pose plus aujourd’hui : c’est le commentaire. J’y ai goûté cet été et j’ai adoré cette expérience.
Et tu l’as fait savoir à TF1 en rentrant d’Afrique du sud…
- Oui, mais à TF1 il n’y a pas de place pour le moment pour me faire entrer dans la boucle tout simplement parce que nous n’avons pas assez de volume: la ligue des champions et l’équipe de France.
Tu vas donc commenter à partir du 8 janvier les matchs de coupe de France pour Eurosport.
- C’est en effet l’opportunité que m’a proposé Arnaud Simon, le directeur adjoint d’Eurosport. Je suis ravi qu’on me l’ait proposé et qu’on me fasse confiance car je veux faire du commentaire. Que ce soit la coupe de France ou la coupe du monde pour moi c’est un peu pareil. C’est du commentaire
La coupe du monde t’a révélé au poste d’animateur de magazine avec un « Téléfoot » mémorable et à celui de commentateur. Canal+ n’a pas essayé de te débaucher à ton retour ?
Je n’ai jamais eu de contacts avec Canal+. Personne ne m’a appelé. C’est qu’ils ont du juger que je ne devais pas être si bon que ça (sourire). 

Une petite question maintenant qui n’est pas si déplacée que ça. On parle beaucoup de diversité à la télé (ou du manque de diversité). Or, si je fais vite le tour, tu es le seul commentateur de foot de couleur sur les grandes chaînes diffusant du foot (on ne parle pas de consultants). Qu’est-ce que ça t’inspire ? Crois-tu que la couleur de peau est un frein pour faire ce métier ?

- Je pense que le problème ne vient pas du goût des téléspectateurs ou des patrons de chaînes qui ont conscience qu’il faut de la diversité à l’antenne. Regardez, il y a bien Messaoud Benterki présentateur de Jour de Foot sur Canal+, Kader Boudaoud, commentateur de matchs sur le service public, ça ne pose aucun souci à personne…  En fait, le problème n’est pas de ne pas mettre à l’antenne des noirs, il est surtout qu’il y a encore peu de candidats pour ça. Autour de moi, j’en connais peu. Moi-même  je ne suis devenu candidat qu’il y a quelques mois.
« Téléfoot », malgré l’absence d’images de Ligue 1, marche très bien (2 millions de téléspectateurs de moyenne) mais subit quelques critiques sur son contenu. On vous accuse notamment, pour faire de l’audience, de ne parler que du « foot d’en haut » (beaucoup de sujets sur Chelsea, Barcelone, Anelka, Drogba, Messi…) et de ne jamais aborder le « foot d’en bas ».
- C’est un cercle vertueux. TF1 possède les droits de l’équipe de France et de la ligue des champions, ce qui se fait de mieux donc dans le foot. Pourquoi se priverait-on de montrer ces grands clubs, ces grands joueurs qui font rêver des millions de gens ? Quand une chaîne, que ce soit Canal+, TF1 ou d’autres, programme du sport, que fait-elle : elle programme le meilleur ! « Téléfoot » offre donc le meilleur du football mondial. Après, on n’a pas de consignes pour ne pas parler des plus petits. C’est quand même chez nous que l’on a pu voir un reportage sur le club africain du Tout Puissant Mazembé pendant la coupe du monde des clubs. Personne d’autre n’en a parlé. On va voir aussi des joueurs français moins connus qui jouent à l’étranger. « Téléfoot » est éclectique, assez ouvert, tout en gardant à l’esprit la promotion des ses marques prestigieuses que sont l’équipe de France et la Ligue des champions. Les buts de Barcelone-Real,  je les ai vu un nombre incalculable de fois ! Et je les regarde encore ! Les téléspectateurs veulent voir ça. Nous aussi.
De toute façon, vous n’avez pas trop le choix puisque vous n’avez pas les droits de Ligue 1, même si vous la traitez. D’ailleurs à Canal+, on dit que « Téléfoot » est un super bande annonce pour le Canal Football Club qui suit. Un compliment ?
- Non, je ne prends pas ça comme un compliment. La formule est de bonne guerre. C’est juste leur façon d’insister sur le fait qu’on n’a pas les droits. En revanche, je ne pense pas qu’il y ait un effet direct entre « Téléfoot » et «Canal Football Club ». Il n’y a qu’à regarder les chiffres d’audience (sourire sous-entendu : TF1 fait mieux que Canal). Les gens qui regardent « Téléfoot » ne vont pas spécialement regarder Canal après.

Frédéric Calenge est désormais l’homme de terrain des matchs de l’équipe de France. C’était ton choix de ne plus la suivre ?

- Oui, c’est moi qui ai décidé. J’en avais marre de l’équipe de France. J’en avais marre de voir certaines têtes, de voir certains mecs que je connaissais depuis dix ans qui faisaient des tours sur eux-mêmes et des détours pour ne pas avoir à me dire bonjour, j’en avais marre de ce qu’était devenue l’équipe de France. Je n’avais plus envie. J’étais un peu désabusé d’être dans cette caravane là. Je n’y prenais plus aucun plaisir, donc j’ai arrêté.
Ca t’a vraiment touché ce qui s’est passé avec ce groupe France pendant la coupe du monde…
- Non, le ras-le-bol ne date pas de l’Afrique du sud, ça fait deux ans que ça dure. Tous ceux qui travaillent autour de l’équipe de France le savent. Raymond Domenech, à son arrivée, a créé un système néfaste mais il n’était pas le seul animateur de ce système.  Je n’avais plus de plaisir à aller au stade de France pour travailler avec cette équipe-là. Comme je n’avais plus ça, cela faisait déjà quelque temps, avant la qualification pour la coupe du monde, que j’avais laissé entendre autour de moi que je n’en pouvais plus.

La nouvelle génération de Laurent Blanc aurait pu te redonner de l’intérêt et du plaisir pour l’équipe de France.

- Oui, certainement, mais je voulais passer à autre chose. Commenter la coupe du monde était une façon d’avancer dans ma carrière et c’est vrai qu’en rentrant d’Afrique du Sud mon objectif était d’arrêter l’équipe de France et de récupérer un peu de commentaire derrière. J’ai arrêté l’équipe de France mais je n’ai pas récupéré de commentaire

C’est très paradoxal ce que tu dis parce que tu reconnais qu’il n’y a pas de place pour toi sur TF1, pour le moment, pour commenter des matchs et tu rentres de la coupe du monde en disant à ta direction, je veux commenter… Où pensais-tu en « récupérer » du commentaire ?

- Ce n’est pas à moi de répondre à cette question ou de trouver la formule magique. Mais oui, j’adorerais pouvoir commenter des matchs sur TF1 et je l’ai dit à ma direction. C’est tout.
Ca viendra bien un jour…Ou pas ! (rires)

Puisque tu es « Monsieur Ligue des Champions » (rires), passons à tes goûts en matière de foot étranger. Barça ou Real ?

- Barcelone. J’aime bien Mourinho et Ronaldo, mais j’ai passé beaucoup de temps à Barcelone quand Lilian Thuram y jouait. Et c’est vrai que de les voir jouer comme ça, c’est quand même fantastique. Mais quand tu es passionné de foot, tu aimes Barcelone.
Messi ou Cristiano Ronaldo ?
- Ronaldo. J’aime son côté arrogant, cette capacité à faire basculer un match à lui tout seul. Messi est  très bon, mais il a moins de prestance, de caractère sur un terrain même si on est toujours impressionné par Messi. Mais je préfère la personnalité de Ronaldo, son tempérament, c’est un combattant, et il a une capacité à faire des gestes incroyables, extraordinaires.
Mourinho, Guardiola ou Ferguson ?
- Mourinho pour les mêmes raisons que pour Ronaldo : il a une grande gueule, du charisme, il est arrogant. Je trouve que le foot aujourd’hui est assez lisse, assez pauvre de ce genre de personnalités. A une conférence de presse de Guardiola, tu t’endors. A celle de Mourinho non, on va se marrer. Je suis admiratif de ce que Guardiola réussit avec Barcelone, mais je préfère voir Mourinho sur un banc.
Passons aux anglais : Chelsea, Manchester United ou Arsenal ?
- Il réfléchit… Allez, pour Arsène (Wenger, entraîneur et collègue de David Astorga à TF1) je vais dire Arsenal (rires)
Le plus beau centre de formation d’Europe comme dit Patrice Evra (Manchester United) ?
- Patrice Evra, il a raison. Le match contre Manchester United (défaite 1-0 d’Arsenal) lui a encore donné raison. A Arsenal, ils sont mignons. Mais en Angleterre, il faut des équipes de battants, beaucoup plus efficaces, comme Manchester United ou Chelsea.
Alors Drogba ou Rooney ?
- Drogba quand même ! On a partagé un vestiaire quand on jouait à Levallois Perret tous les deux. Et puis Didier a une vraie dimension en dehors du foot. C’est un joueur qui s’est révélé sur le tard et qui a vraiment énormément bossé pour arriver là où il est. Et j’aime le voir jouer sur un terrain. C’est un prince. Et il prouve que quand on veut quelque chose ça peut arriver. C’est un vrai gladiateur, un seigneur et ça depuis tout jeune.
L’Italie enfin : Inter, Milan AC ou Juventus ?
- J’ai longtemps aimé la Juventus. C’est pour moi le grand club historique italien. Il a un côté assez froid mais a toujours possédé des joueurs formidables comme Nedved, Zidane, Del Piero. Ce club a une vraie culture de la gagne même dans des périodes difficiles. Regardez aujourd’hui, même avec des joueurs un peu moins bons, le club arrive à se hisser dans le haut du classement alors qu’ils étaient en série B il n’y a pas très longtemps. Et là encore, j’y ai passé du temps avec Lilian Thuram.
Imagine, TF1 te donne carte blanche…
- J’aimerais rencontrer et interviewer Usain Bolt car c’est un extraterrestre. Mais surtout,  j’aimerais donner un coup d’éclairage sur les sportifs handicapés pour lesquels je suis toujours en admiration. Je trouve déjà super dur d’avoir un handicap et d’arriver à le faire passer au quotidien, mais quand en plus il s’agit de faire des performances sportives, ça me bluffe. J’admire ces gens qui arrivent à dépasser leur handicap, qui ne s’arrêtent pas aux frontières de leurs difficultés. Je suis toujours plus touché par les performances d’un athlète handicapé que d’un valide. Les rencontrer est toujours très enrichissant. 

Si tu devais t’arrêter aujourd’hui, quel serait ton meilleur souvenir professionnel ?
- La coupe du monde bien sûr, avec mes premiers commentaires, avec Bixente Lizarazu, avec toute notre équipe, ces magnifiques stades, et le fait d’avoir eu ma chance à ce moment-là, sur une antenne aussi importante que TF1 alors que je n’avais jamais commenté. Ca restera à mon avis comme l’un des tous meilleurs souvenirs de ma carrière.
Recueillis par Vincent Rousselet-Blanc pour En pleine Lucarne
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