Les News — 18 juin 2010



La presse étrangère se fait un grand écho aujourd’hui de l’élimination (ou quasi-élimination) de l’équipe de France après sa défaite humiliante face au Mexique.

Ainsi, c’est la presse espagnole qui se trouve la plus virulente ce matin : « La France est retombée dans le football fast-food, sans jeu au milieu du terrain, dépendant seulement d’un éclair de génie de Ribéry ou de Malouda (…). Domenech savait qu’il partirait et il est mort, il a tué les Bleus, avec les mêmes péchés qui ont failli leur coûter leur présence au Mondial. Des péchés tels que placer Abidal en défense centrale, un latéral qui, au Barça, a déjà du mal ; ou insister à titulariser Govou, un joueur qui ne sait pas où il va et n’attaque et ne défend pas » écrit le journal As ce matin.

Marca va encore plus loin : « « Si la France est arrivée en Afrique du Sud grâce à l’aide du corps arbitral, elle repart très vite d’où elle est venue. La justice, même en football, se fait parfois jour ».

En Italie, la Gazetta Dello Sport analyse plus clairement la défaite de l’équipe de France : « Le Peter Mokaba Stadium de Polokwane fête une victoire irréprochable du Mexique et assiste à la débâcle des vice-champions du monde, jamais dans la partie et gérés par un entraîneur démotivé (…). Malouda, l’unique soliste talentueux ».

La presse mexicaine fête forcemment ses héros ce matin. Ainsi dans le journal Excelsior on retrouve une pub plutot surprenante : l’entreprise Banamex se paye une pleine page. On peut y voir le sélectionneur national et ses joueur et en grand titre « Touché » en français dans le texte, et en sous-titre « Banamex félicite la séletion mexicaine pour sa victoire sur la France ».

La presse algérienne aussi se fait écho de la défaite, le journal spécialisé Le Buteur revient sur le match : « Dominés en milieu de terrain, les bleus, n’ont pas eu cette faculté de réagir qui faisait leur force jadis. En proie à une crise interne, la France s’autodétruit. Incapables de mettre de coté leurs querelles de Vestiaires, les capés de Domenech n’ont jamais été en mesure de renverser la vapeur pour espérer un meilleur sort dans cette rencontre. Au fil des minutes, on sentait cette équipe française, fragile et manquant terriblement de sérénité dans son jeu. Ce dont les Mexicains, ont su comment mettre à profit pour contrer ce pressing haut mais peu mordant des camarades de Loris afin d’assurer leur succès. »


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Et enfin, c’est la presse britannique qui se montre la plus dure avec l’équipe de France. Comme ‘est souligné sur le blog de Jean-Marc Morandini : « La presse britannique se réjouissait vendredi de la probable élimination de l’équipe de France qui, selon elle, méritait aussi peu de participer au Mondial-2010 après la main de Thierry Henry contre l’Irlande, que d’y rester au vu de ses prestations.

« Allez, Les Bleus: go. Go home. Il n’y en aura pas beaucoup pour pleurer votre départ », ironise le Times, tandis que le Daily Telegraph décrit la France comme l’équipe « méritant le moins sa place en Afrique du Sud ».

« On en trouvera peu pour éprouver de la sympathie pour le sélectionneur sortant (Raymond Domenech), étant donné la manière dont les anciens champions du monde se sont qualifiés pour l’Afrique du Sud, aidés d’une faute de main évidente de Thierry Henry », renchérit le Daily Mail.

The Sun a cru déceler dans l’équipe « un sentiment de honte diffus sur la manière douteuse dont elle s’est qualifiée aux dépens de la République d’Irlande en barrage. » « Ils vont ouvrir les bouteilles de mezcal à Guadalajara, tandis que le liquide noir va couler à flots à Dublin », poursuit le tabloïd dans une allusion à la Guinness.

Outre la faute en barrage contre l’Irlande en novembre, le spectacle offert par la sélection française en juin suscite le dédain de la presse britannique: « Un point est à peu près tout ce que la France méritait après deux prestations sans relief », tranche le Guardian, selon qui l’équipe « a abandonné sans se battre ».

L’Independent est du même avis, décrivant la « capitulation française »
, les « tensions dans le vestiaire et le manque de cohésion ».

« Les hommes de Domenech ont échoué à transformer en efficacité collective leurs qualités individuelles », estime le Times tandis que le Daily Mail décrit « un assemblage d’individualités plus qu’une équipe ».

Le Telegraph s’en prend particulièrement à « Franck Ribéry, le meilleur joueur du pays », qui « a été un observateur plus qu’un participant durant 180 minutes ».

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Vincent Rousselet-Blanc

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